Un million de foyers seulement sont "acquis" au commerce électronique

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Un million de foyers "acquis" au commerce électronique et 6 millions de foyers "accessibles", contre 9 millions d'"imperméables", 5,5 millions de "sceptiques" et 3 millions d'"indifférents" : les cybermarchands ont encore un long travail d'évangélisation à mener auprès des consommateurs français pour faire du commerce électronique un mode de distribution à grande échelle. C'est en tout cas ce qui ressort de la dernière étude menée par Taylor Nelson Sofres (TNS) Distribution dans le cadre des journées annuelles de l'Institut français du merchandising. Concentrée sur les produits de grande consommation courante face à l'offre commerciale des hypermarchés et des supermarchés, l'enquête souligne que moins d'un tiers des internautes achètent aujourd'hui des produits sur Internet et que les achats de grande consommation restent très marginaux. Au cours des six derniers mois, 28% des 2.600 internautes sondés par Taylor Nelson Sofres ont acheté sur Internet, de manière occasionnelle ou régulière, des produits culturels (livres CD et DVD). En revanche, ils n'ont été que 6% à commander en ligne des produits d'épicerie, 5% des articles d'hygiène ou de parfumerie et 3% des produits frais. Les principales motivations des acheteurs en ligne restent le fait de ne pas avoir à se déplacer et la possibilité d'acheter à toute heure. Si le choix offert par les sites est la troisième motivation pour les achats de produits culturels, c'est le peu de plaisir que procure le déplacement dans un hyper ou un supermarché qui se place au troisième rang pour les autres produits. La typologie établie par TNS Distribution montre que les foyers "acquis" au commerce électronique (1 million de foyers, soit 4% du total) disposent en moyenne de deux revenus pour un total mensuel supérieur à 25.000 francs, sont issus de catégories sociales élevées, ont un enfant, habitent en Ile-de-France et ont confiance dans le paiement à distance. A l'inverse, les "imperméables" (9 millions de foyers, 36% du total) sont en majorité des inactifs ou des ouvriers de plus de 45 ans, habitant dans de petites agglomérations et n'ayant que moyennement confiance dans le paiement à distance.L'un des volets de l'étude, portant sur 1.000 foyers internautes déjà clients de cyber-marchés (Ooshop, Houra, C-Mescourses ou Telemarket), montrent que les clients de ces derniers prennent vite leurs habitudes : l'apprentissage du site et la création de listes de courses leur permettent d'économiser un tiers du temps de connexion (27 minutes en moyenne contre 43 pour la première commande). Mais l'enquête souligne que les consommateurs sont aussi très exigeants vis-à-vis de leur grande surface virtuelle : 56% souhaitent pouvoir payer par carte bancaire à la livraison, 51% trouvent le coût de livraison trop élevé et 14% souhaitent pouvoir être livrés le jour même de la commande.

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