Le Brent se rapproche de la barre des 25 dollars

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Remonté jusqu'à 34 dollars à la mi-novembre, le baril de Brent pour livraison en janvier est depuis engagé dans un mouvement de repli quasi-ininterrompu. Celui-ci s'est accéléré mercredi, le baril tombant jusqu'à 25 dollars en fin de séance, soit une chute de plus de deux dollars. Jeudi, le baril de référence était en très légère progression de 11 cents à 25,25 dollars en fin d'après-midi effaçant son rebond technique du début de séance. Il accuse aujourd'hui un chute de plus de 20% depuis la fin du mois de novembre et de près de 30% depuis son sommet annuel d'octobre au-dessus de 35 dollars.C'est la reprise des exportations irakiennes, suspendues depuis douze jours sur fond de différend avec l'ONU, qui a déclenché cette nouvelle décrue du brut. Quelque 2,3 millions de barils par jour devraient rapidement affluer vers les marchés mondiaux, alors même que les experts sont de plus en plus nombreux à penser que l'offre excède aujourd'hui la demande. Un point de vue développé notamment par l'Agence internationale de l'énergie dans son rapport de novembre. L'agence avait alors annoncé que la production mondiale de pétrole s'était accrue de 730.000 barils par jour, favorisant un mouvement de reconstitution des stocks dans les pays de l'OCDE.Une prévision qui tarde toutefois à se traduire dans les chiffres publiés par le département américain de l'énergie. D'après les résultats de sa dernière étude hebdomadaire, les stocks de brut ont chuté de 3,4 millions de barils pour atteindre 288,7 millions, soit leur plus bas niveau depuis un mois. Plus inquiétant, les réserves de produits distillés se sont contractés de près de 5 millions de barils. A la veille de la période hivernale, les stocks de fuel domestique ont notamment baissé de 2,3 millions de barils.Des signes préoccupants ignorés par les marchés mondiaux. Dans un contexte de ralentissement rapide de la croissance économique mondiale, les risques de pénurie sont largement amoindris et cessent de soutenir les cours. Le fait que le secteur manufacturier, grand utilisateur d'énergie, soit le premier touché par ce tassement de l'activité n'en est que plus favorable.

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