NEC s'allie à Toshiba dans les satellites

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Confrontés à la récente vague de concentration sur le marché mondial des activités spatiales, et distancés par Mitsubishi sur un marché national en perte de vitesse, NEC et Toshiba ont choisi de s'allier. Les deux géants japonais de l'électronique regrouperont dès le mois d'avril leurs divisions aérospatiales au sein d'une société commune. Les deux groupes "voient l'unification comme un moyen nécessaire pour améliorer la compétition de leurs divisions espace, et assurer le développement du groupe au Japon et à l'étranger", expliquent-ils dans un communiqué. La société commune disposera d'une capitalisation de sept milliards de yens (71,4 millions d'euros). NEC en possèdera 60% et nommera son président, tandis que Toshiba détiendra les 40% restant du capital. La société commune aura pour tâche d'exploiter au mieux les domaines d'expertise respectifs des deux participants: NEC et ses systèmes de télécommunications, ses transmetteurs-émetteurs, ses détecteurs, Toshiba et ses systèmes de contrôle, ses écrans solaires ou encore son expérience robotique. "Aux Etats-Unis et en Europe, les groupes fusionnent, s'absorbent les uns les autres, et améliorent leur compétitivité", a expliqué le directeur général de Toshiba Tadashi Okamura. "Cela aurait pris trop de temps et d'argent pour un groupe seul de mettre au point un système qui puisse concurrencer les leurs". La société commune sera le deuxième groupe spatial japonais, derrière Mitsubishi Electric. Elle aura pour ambition d'augmenter ses parts du marché des satellites à usage commercial au Japon et à l'international. Au besoin en nouant des alliances avec des compagnies étrangères, précise le directeur général de NEC, Koji Nishigaki. "Notre part du marché mondial est encore faible", explique-t-il. Pour NEC, cette alliance dans une activité non-stratégique est à replacer dans le cadre d'un vaste plan de réorganisation destiné à améliorer la rentabilité globale du groupe. NEC a ainsi indiqué qu'il était en pourparlers pour céder ses sites de production de téléphones portables en Grande-Bretagne, au Mexique et en Chine. Le groupe envisage également de vendre certaines de ses 56 usines de fabrication d'ordinateurs personnels au Japon, s'il réussit à conclure un accord avec les syndicats.NEC a déjà vendu deux usines spécialisées dans les télécommunications, l'une dans l'Oregon aux Etats-Unis en février, l'autre au Brésil en juin. Le groupe tient en revanche à garder la haute main sur la production de semi-conducteurs, un secteur en forte croissance au niveau mondial, selon la presse japonaise.

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