Eurofins dopé par la découverte d'un cas de "vache folle" en Allemagne

La crise de la "vache folle", et son extension progressive à l'ensemble de l'Europe, continue de profiter aux sociétés spécialisées dans les textes de dépistages de l'ESB. La psychose née en France au cours des dernières semaines avait notamment favorisé la société EAS Laboraoire Groupe, qui commercialise sur le territoire hexagonal le test du groupe suisse Prionics. Le titre AES s'est envolé de 45% depuis la fin du mois d'octobre.La découverte d'un cas de "vache folle" en Allemagne fait le bonheur d'un autre spécialiste du dépistage de la maladie, Eurofins Scientific. Cette société de biotechnologie a ouvert en octobre le premier laboratoire européen dédié à la détection des prions pathogènes. Basé à Garching, près de Munich, ce laboratoire peut à l'heure actuelle analyser environ 24.000 échantillons par an, la capacité pouvant être augmentée à court terme à 120.000 échantillons par an. A terme, Eurofins veut mettre en place un réseau paneuropéen dédié à l'analyse du prion et la traçabilité de la filière de produits carnés. Avant même l'annonce de ce premier cas d'ESB sur le territoire allemand, le laboratoire d'Eurofins avait enregistré une forte croissance de la demande de tests. Dans un communiqué publié jeudi, le groupe annonçait que la demande s'élevait actuellement "à plus de 250 unités par semaine", contre "50 unités en septembre et octobre". Ce qui, précise la firme, constitue "un bon indicateur d'une prochaine hausse importante des volumes d'analyses."La réaction des marchés boursiers à cette succession de "bonnes" nouvelles ne s'est pas fait attendre. Coté au Nouveau marché parisien et au Neuer Markt allemand, le titre a bondi de plus de 18% à 37,5 euros vendredi, après avoir déjà gagné 18,5% la veille. Depuis le début de l'année, le groupe a vu sa valorisation s'envoler de près de 280%.