"Le référencement est de plus en plus pris en compte dès la conception d’un site Internet"

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NetBooster vient de publier une étude sur le marché européen du référencement et un livre blanc sur le sujet. Quels sont les principaux enseignements de ces deux études ? L'étude menée par IDC confirme que ce marché est encore émergent et qu'il connaîtra une très forte croissance, au moins jusqu'en 2003. Les dépenses des entreprises européennes liées au référencement Internet [inscription de l'adresse d'un site dans les bases de données des outils de recherche, pour faciliter sa visibilité auprès des internautes, NDLR] sont estimées aujourd'hui à 736 millions de francs ; elles devraient passer à 2,7 milliards l'an prochain et 8,6 milliards en 2003. Mais ce marché est encore très émietté, peu structuré et caractérisé par une multitude d'acteurs très différents. Une situation qui nous profite, puisque nous sommes une entreprise dédiée à 100% au référencement sur mesure. L'étude souligne aussi la volonté des entreprises de s'adresser, de plus en plus, à des prestataires de services spécialistes du référencement plutôt qu'à des généralistes. C'est d'ailleurs pour répondre à cette demande que nous continuons de développer notre réseau de partenaires, qui comprend déjà une cinquantaine d'entreprises non-concurrentes de NetBooster, notamment des agences Web ou des agences de communications, qui offrent nos services à leurs clients. Parallèlement à l'étude d'IDC, le livre blanc rédigé par le Benchmark Group s'est penchée sur le comportement des internautes. Il souligne notamment que, si 99,2% des internautes considèrent les moteurs de recherche comme un passage obligé, 36% ne dépassent pas les vingt premières réponses lorsqu'ils effectuent une recherche sur Internet. Il est donc très pénalisant, pour un site, de ne pas se retrouver en tête des résultats d'une recherche. Et ceci plaide évidemment en faveur du référencement. Les entreprises sont-elles converties au référencement et quelle part de leur budget Internet y consacrent-elles ? Lorsqu'on interroge les entreprises sur les méthodes qu'elles prévoient d'utiliser pour faire connaître leurs sites Web, une majorité d'entre elles placent le référencement en tête de liste, devant la créations de liens sur d'autres sites, les relations-presse, l'affiliation ou la publicité. Elles sont donc conscientes de l'enjeu du référencement. D'ailleurs, le référencement est de plus en plus pris en compte dès la rédaction du cahier des charges d'un site Internet. Le coût, il est vrai, joue plutôt en notre faveur : le coût moyen d'un référencement, pour les entreprises françaises, ne dépasse pas 50.000 francs annuels. C'est un prix très bas comparé à ceux des méthodes de communications traditionnelles. Vous venez d'annoncer votre intention d'entrer en Bourse au cours des prochains mois. Pour une société dont l'activité est liée à Internet, la situation est pour le moins délicate en ce moment. Comment allez-vous convaincre les investisseurs ? L'introduction en Bourse vise à soutenir les deux axes de développement de NetBooster, qui compte déjà 800 sites clients en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. Le premier axe stratégique est le déploiement international, en Espagne début 2001, puis en Italie. Cette stratégie est mise en oeuvre avec la volonté de servir les marchés locaux en fonction de leurs spécificités, principalement linguistiques, tout en offrant une vision globale du référencement. Parallèlement, nous voulons investir dans la technologie, pour accompagner la mutation d'Internet. Dès l'an prochain, nous verrons se multiplier les sites développés en langage XML et plus en HTML. Ces sites seront plus dynamiques, plus riches, mais aussi plus complexes. Et d'ici trois ans, les contenus « multi-objets » vont se généraliser, donnant du poids aux images et au son, alors qu'aujourd'hui le texte représente 99% du contenu du Web. Avec l'explosion du nombre de sites et l'essor de l'Internet mobile, ces tendances vont générer de nouvelles problématiques de distribution, donc de recherche de l'information. C'est pourquoi nous allons créer prochainement un laboratoire de recherche et développement. Le marché boursier est difficile pour les sociétés Internet, mais nous ne sommes pas une « dot-com » : nous sommes une société de services. Notre modèle économique est visible, prévisible et sécurisé puisque chaque client engendre un contrat, du chiffre d'affaires et de la marge brute. Nous sommes en fait une entreprise traditionnelle qui bénéficie de la croissance d'Internet. De plus, notre chiffre d'affaires comporte une part croissance de revenus récurrents (50% en 2001), puisque plus de 80% de nos clients renouvellent leur contrat.

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