La publicité sur Internet devrait doubler cette année

Internet manifeste-t-il le même dynamisme que l'an dernier ?Assurément, même si c'est dans des proportions moindres. Au vu des volumes de publicité enregistrés au premier semestre (426 millions de francs), l'année 2000 devrait se terminer aux environs du milliard de francs. L'an passé, la progression s'était montée à 350%, mais il faut dire que l'on était parti de très bas. Nos premières statistiques en 1997 faisaient état d'un montant de 29,6 millions de francs contre 114 l'année suivante et 516 millions en décembre dernier. On est bien au-delà des taux de progression des autres supports et c'est normal. Le cinéma enregistre + 30%, la presse quotidienne + 19,6% et la radio + 12% pour ce qui est des supports les plus marquants. L'année 2000 devrait suivre la même voie. Car si à l'international, on sent un léger fléchissement du marché publicitaire, notamment aux Etats Unis, en France pour le moment les résultats restent bons. Pour les trois premiers trimestres, on note une progression de 11% du chiffre d'affaires de la publicité. Ce qui est investi sur le Net correspond à de nouveaux budgets qui n'ont pas obérés les autres médias. La préoccupation des annonceurs est d'abord de choisir le support adapté à leurs produits et aujourd'hui Internet correspond à de nouveaux besoins. Il faut dire aussi que les groupes détenteurs de supports de presse écrite, en presse quotidienne nationale et régionale comme en presse magazine, savent présenter une offre groupée pour la publicité comme ils le font par ailleurs pour l'information.Peut-on déjà esquisser des perspectives pour l'année prochaine ?En 2000, la marge brute des agences devrait attendre 10,2 milliards de francs, tous supports confondus. L'année qui se termine n'a pas été uniforme et on a encore quelques doutes sur le dernier trimestre. Cependant, on ne voit pas aujourd'hui de raison pour que la progression se ralentisse. Bien sûr, aux Etats Unis, la crise du pétrole et les événements du Moyen Orient ont conduit les annonceurs à différer certaines campagnes, mais pour l'an prochain, les estimations font état d'une progression de 6,5%. En Grande Bretagne, la progression pourrait passer de 10 à 5%, mais rien ne dit que notre pays suivra dans ces proportions.Internet a donc encore de beaux jours devant lui ?Vous le savez, ce sont les dotcom, les télécoms et l'informatique qui ont investi le plus sur Internet. Ces trois secteurs d'activité représentent plus de 10% du marché publicitaire en presse écrite. Leur part a progressé de 30% et Internet en a largement bénéficié. On peut avoir quelques inquiétudes en raison des fluctuations boursières de la Net économie et des difficultés rencontrées par quelques entreprises, mais pour l'heure, en France, on ne sent pas de fléchissements.Les annonceurs sont-ils assurés d'un retour sur investissement ?Le retour sur investissement n'est pas une science exacte. Ceci étant, la prise de risques est limitée. Tout d'abord, on ne voit pas pourquoi la publicité sur Internet ne fonctionnerait pas. C'est un media de plus en plus utilisé et qui permet tout à la fois l'exposition de l'annonceur et l'interactivité avec les clients. Sur ce terrain, Internet est particulièrement adapté au marketing direct. On n'en est qu'au début et les habitudes vont se mettre en place. Il ne faut pas oublier que le marketing direct représente un tiers des dépenses des annonceurs. Globalement, depuis dix ans, il progresse d'une manière formidable. Les annonceurs expriment un besoin fort de fidéliser les clients et Internet est très bien adapté pour y répondre.

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