BP profite à plein de la hausse des cours des produits pétroliers

 |  | 512 mots
Lecture 2 min.
Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé mardi un résultat pro forma ajusté de 3,61 milliards de dollars au deuxième trimestre 2000, en hausse de 164% sur la même période de 1999. Pour le premier semestre, le résultat pro forma ajusté revient à 6,317 milliards de dollars, soit une hausse de 197% par rapport à la même période de 1999. Ce résultat tient compte pour la première fois de l'acquisition de l'Américain Atlantic Richfield (Arco), finalisée en avril. Les analystes tablaient en moyenne sur un résultat de 3,25 milliards de dollars au deuxième trimestre. De quoi satisfaire John Browne, le directeur général de BP, qui a estimé au cours d'une conférence de presse à Londres qu'il s'agit "d'un bon trimestre avec d'excellents résultats, grâce à l'action cumulée des progrès réalisés au cours des dernières années". Mais les investisseurs semblaient nettement moins enthousiastes juste après la publication de ces résultats. A la Bourse de Londres, l'action BP, qui avait débuté la séance en légère hausse, perdait 10 pence, soit 1,65%, une heure avant la clôture, à 597 pence.Dans le détail, les résultats publiés par BP montrent que le bénéfice d'exploitation hors effet de stocks et avant éléments exceptionnels s'est établi à 2,866 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 133,7%. Le chiffre d'affaires, lui, a atteint 39,027 milliards de dollars au deuxième trimestre 2000, contre 22,939 milliards à la même période de 1999. Pour le premier semestre 2000, le chiffre d'affaires s'est élevé à 72,118 milliards de dollars contre 40,923 milliards au premier trimestre 1999. Le dividende pour le deuxième trimestre est maintenu à 5 cents par action. Les coûts ont été réduits d'un milliard de dollars au premier semestre par rapport au premier semestre 1999, grâce au rachat d'Arco. Et selon BP, les perspectives à court terme restent "globalement positives". Comme ses concurrents, BP bénéficie de la flambée des prix du pétrole, qui ont triplé depuis le début 1999. Selon John Browne, les cours du pétrole restent fermes mais volatiles, malgré les récentes hausses de production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). "Notre objectif est une croissance à deux chiffres des bénéfices, sur des postulats qui ne reposent pas sur des prix exceptionnels ou des marges", a-t-il ajouté. "A court terme, la faiblesse des stocks, en particulier aux Etats-Unis, devrait soutenir les cours", a-t-il estimé. Les cours du gaz naturel devraient rester fermes tandis que les marges dans la raffinerie resteront "saines mais volatiles". "Nous avons beaucoup avancé ces derniers 18 mois, en intégrant toutes nos opérations et en réduisant nos coûts avant l'échéance que nous nous sommes fixés", a-t-il dit. Les résultats, qui excluent l'effet de l'amortissement du goodwill, ont été calculés sur une base pro forma pour faciliter la comparaison avec les résultats des deux autres géants pétroliers mondiaux, l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell et l'américain Exxon Mobil, annoncés récemment.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :