Philips triple son bénéfice 1999 à 1,8 milliard d'euros

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Le géant électronique néerlandais Philips a plus que triplé en 1999 le bénéfice net de ses activités ordinaires, arrêté à 1,804 milliard d'euros contre 540,9 millions d'euros un an auparavant. Après éléments exceptionnels, le résultat net global du groupe a atteint l'an passé 1,799 milliard d'euros, loin des 6,053 milliards d'euros de 1998 mais ces derniers incluaient à l'époque une importante plus-value dégagée de la cession au Canadien Seagram de la firme d'édition musicale PolyGram. L'amélioration des résultats a été spectaculaire au dernier trimestre, avec un bénéfice net des activités ordinaires de 687 millions d'euros, contre une perte de 308 millions d'euros sur la même période de 1998. Si presque tous les secteurs d'activité ont vu leurs bénéfices augmenter, la bonne santé des semi-conducteurs et le redressement de Philips Consumer Communications (PCC, téléphonie) sont les principales satisfactions de 1999. Le résultat d'exploitation de PCC a atteint 1,751 milliard d'euros, près du triple du chiffre de 1998 (685 millions d'euros) grevé par la dissolution de la joint-venture avec le groupe américain Lucent et une restructuration qui avait coûté 375 millions d'euros. Réparti en actions, le bénéfice net ordinaire de Philips à l'issue du dernier exercice s'élève à 5,24 euros par titre (contre 1,5 euro en 1998) et le bénéfice global à 5,22 euros (contre 16,81 euros). Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 3,28% à 31,459 milliards d'euros, contre 30,459 milliards d'euros un an auparavant. L'EBITDA (excédent brut d'exploitation) a atteint au total 3,555 milliards d'euros, soit environ 1 milliard d'euros de plus qu'en 1998. Son pdg, Cor Boonstra, a réitéré aujourd'hui à Amsterdam son intention de désengager le groupe de ses activités annexes ou les moins performantes, de réduire les coûts et de fermer de nouveaux sites de production. Mais il devra composer pour cela avec des personnels qui réclament leur part du gâteau des résultats flatteurs engrangés en 1999. "Nous regardons l'année 2000 avec optimisme et sommes pleinement confiants en l'amélioration des performances et la croissance" du groupe, a-t-il souligné. Celui-ci, qui a désengagé Philips de la moitié de ses métiers depuis 1996, a fixé au groupe pour objectif "non pas de suivre l'industrie, mais de la guider", notamment dans l'internet. "Une grande partie de nos 60 affaires actuelles sont dans le trio de tête de leurs secteurs. Mais nous ne serons satisfaits que lorsque toutes seront numéros un, deux ou trois", a-t-il affirmé. "Nous allons continuer à nous concentrer sur le portefeuille en nous désengageant des activités annexes", a-t-il ajouté. Il a évoqué une cession possible de la filiale informatique Origin. Le pdg de Philips, qui veut "garder l'oeil sur les coûts", veut aussi réduire encore le nombre d'usines du groupe. Déjà passé de 226 à 203 (-10%) l'an dernier, celui-ci devra tomber à 160 à 170 pour 2001. L'annonce de bons résultats et d'un plan de division par quatre des actions du groupe, ont fait s'envoler le titre Philips jeudi matin à la Bourse d'Amsterdam. Sa cotation a dû être suspendue après vingt minutes d'échanges, à la suite d'une montée en flèche de 5,87% à 178,4 euros l'action. Le discours de M. Boonstra a en revanche été fraîchement accueilli par les syndicats néerlandais. Réclamant une double augmentation des salaires de 4% en 2000 et 2001, la centrale CNV a estimé que le fruit de la réussite de Philips devait revenir "non pas aux actionnaires, mais aux salariés".

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