Le marché indifférent aux résultats de Trader.com

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Comme attendu, le virage stratégique de Trader.com vers Internet continue de peser sur les comptes du groupe. La société a en effet annoncé une perte nette de près de 45 millions d'euros pour les six premiers mois de l'année, soit presque autant que pour l'ensemble de l'exercice 1999 (48,3 millions d'euros).L'EBITDA est négatif de 35,5 millions d'euros pour la seule activité Internet, et plombe le résultat d'exploitation du groupe, ressorti à 5,6 millions d'euros.Sur la période, le chiffre d'affaires a continué de croître à un rythme élevé : les ventes de Trader.com ont progressé de 31% à 179,4 millions d'euros, contre 136,7 millions en 1999. La croissance organique a atteint 20%, dont 6% d'effet de change positif. Ce taux de croissance est toutefois légèrement inférieur au trend affiché par la société au cours des dix derniers exercices, à savoir une augmentation de 47% par an de ses ventes. En 1999, le chiffre d'affaires de Trader.com avait progressé de 20,1%.Le chiffre d'affaires des publications atteint 172,5 millions d'euros, en augmentation de 27%, contre 136,1 millions. Les revenus Internet ont quant à eux été multipliés par 11 à 6,9 millions d'euros, représentant désormais près de 4% du chiffre d'affaires du groupe, contre 1% au cours de l'exercice 1999."Notre développement se poursuivra par croissance organique et par une politique sélective d'acquisitions et de partenariats", affirme la société dans un communiqué. Trader.com a par ailleurs annoncé que les co-présidents Louise T. Blouin et John H. MacBain ont engagé une procédure de divorce et "sont d'accord pour examiner avec le conseil d'administration si leur changement de statut marital devrait conduire à un changement dans la structure de direction de la société". A la Bourse de Paris, le titre ne réagissait pas à ces informations. En milieu de matinée, il était inchangé à 12,8 euros. Depuis son introduction au règlement mensuel en mars dernier, Trader.com a vu sa valorisation chuter de plus de 57%, le cours de bourse étant notamment affecté par la sévère correction des indices technologiques. Les investisseurs ont également sanctionné des perspectives de résultats lointaines : la société ne prévoyait pas, au moment de son entrée sur le marché français, de retour aux bénéfices avant 2004 ou 2005.

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