Le point sur ... la gestion collective

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Le Nasdaq est à ses plus bas niveaux depuis quatre mois. Jusqu'où la correction peut-elle se poursuivre ?Techniquement, je pense que le seuil des 3.300 points va résister, ce qui pourrait permettre à l'indice de repartir à la hausse pendant le quatrième trimestre. Je n'attends toutefois pas de rebond exubérant des valeurs technologiques au regard des derniers développements du marché. Deux secteurs, particulièrement recherchés tout au long de l'année 1999, continuent de peser sur la tendance : les fabricants de « hardware » informatique, tout d'abord, avaient profité à plein de l'effet an 2000, et il est normal d'observer aujourd'hui une décélération des ventes ; les opérateurs (télécoms et Internet) et les « dot com », d'autre part, étaient l'année dernière tirés vers le haut par un formidable afflux de capitaux, qui s'est partiellement tari depuis. L'année en dent de scie connue par le Nasdaq n'est donc pas une surprise après un cru 1999 exceptionnel. Les gérants ont procédé à des réallocations d'actifs au détriment des valeurs technologiques. Le marché a également sanctionné quelques vedettes de la cote, comme Cisco ou Oracle, après avoir compris que leur croissance ne pouvait se poursuivre indéfiniment sur un rythme exponentiel.La multiplication des « profit warnings » ne risque-t-elle pas de déclencher de nouveaux dégagements ?Il est difficile de parler d'une multiplication des « profit warnings ». Beaucoup de sociétés qui ont récemment révisé à la baisse leurs objectifs avaient déjà réalisé des avertissements similaires au cours des exercices précédentes. C'est le cas d'Intel, mais aussi de Computer Associates, par exemple. Le véritable problème est que les niveaux de valorisations actuels continuent de supposer des performances financières de grande qualité, qui ne peuvent être partout au rendez-vous.Dans ce contexte difficile, quels secteurs d'activité préconisez-vous ?Plus que jamais, il faut éviter parler en termes de secteurs d'activité. Il est préférable de considérer les valeurs indépendamment les unes de autres, de manière à éviter toute mauvaise surprise. A l'heure actuelle, nous apprécions par exemple Business Objects, une société qui n'a pas encore été complètement comprise par les investisseurs et qui pourrait rebondir quand ceux-ci auront évalué plus précisément la qualité de ses produits.

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