Le point sur ... la stratégie d’investis- sement

La flambée des prix du pétrole, la nouvelle dégringolade de l'euro et les signes de faiblesse du Nasdaq ont pesé sur les marchés actions européens au cours des dernières séances. Existe-t-il un risque de correction ?La hausse des cours du brut - et son impact sur les prix à la consommation - est aujourd'hui contrebalancée par le ralentissement de l'économie américaine. Il n'existe donc pas de risque de surchauffe qui imposerait un relèvement brutal de leurs taux d'intérêt par les banques centrales. La faiblesse de l'euro se traduit avant tout par des gains de compétitivité pour les sociétés de la zone, et a un impact favorable sur les cours de bourse. Il existe d'ailleurs, historiquement, une corrélation entre le niveau du dollar et l'évolution des places européennes. Pas d'inquiétude sur ce plan, donc. L'accès de faiblesse du Nasdaq, enfin, n'a pas empêché l'indice CAC 40 de rester proche de ses sommets historiques. J'en veux pour preuve la bonne tenue récente de nombreuses valeurs du secteur des TMT, comme Cap Gémini ou Alcatel. Le secteur des télécommunications a quant à lui été affecté par les craintes nées de l'attribution des licences UMTS. Cette phase arrive aujourd'hui à son terme, ce qui devrait permettre à ces valeurs de rebondir. Nous sommes donc plutôt optimistes sur l'évolution prochaine des marchés actions européens, qui reposent sur des fondamentaux favorables.Quel scénario retenez vous pour l'économie américaine, et quelles en sont les conséquences en terme d'allocation d'actifs ?Nous tablons sur un ralentissement en bon ordre de l'économie américaine. Les conséquences de celui-ci devraient être positives pour les marchés actions, qui ne seront plus affectés par les craintes de hausse des taux. Le potentiel d'appréciation des marchés obligataires nous semble par contre plus limité.Quelles sont les principales options stratégiques de votre portefeuille de référence, à la fois en termes géographiques et par catégorie d'actifs ?Pour un benchmark réparti également entre actions et obligations, nous sur-pondérons légèrement les premières, qui représentent 55% de l'en-cours. Pour la partie actions, nous privilégions l'Europe, qui représente 30% de notre portefeuille type. Les Etats-Unis suivent avec 15%, le Japon et les pays émergents comptant chacun pour 5%. En Europe, ce sont les places allemande et française qui nous intéressent en premier lieu. Il s'agit des deux pays dans lesquels la reprise économique se traduira le mieux dans les résultats des sociétés. En termes sectoriels, nous évitons les paris forts. Si nous sur-pondérons légèrement les valeurs télécoms, nous restons prudents en raison de la très forte volatilité des cours. Nous apprécions également les secteurs de la banque et de l'assurance, qui sont aujourd'hui en pleine restructuration. Par contre, nous sous-pondérons le secteur de la chimie, qui subit de plein fouet la hausse des prix pétroliers. De même, la grande distribution ou l'agro-alimentaire ne nous semblent pas disposer d'un véritable potentiel de progression.

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