Le point sur ... les warrants

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Suite à la correction des valeurs technologiques, les investisseurs se sont-ils repliés sur des sociétés dont l'activité est plus classique ? Si, oui, quels sont les caractéristiques des warrants sur lesquels ils se sont positionnés ? Indéniablement, il y a eu un " flight to safety " ou fuite vers la sécurité, car les valeurs Internet semblaient chères à de nombreux investisseurs. Les warrants sur Carrefour, LVMH ou Danone en ont profité et ont repris du poil de la bête. Les investisseurs se sont positionnés en majorité sur des calls dont le prix d'exercice est environ 10% en dehors de la monnaie, car ce sont des valeurs dont la volatilité implicite est moins élevée. Il est toujours plus sage de prendre un warrant dont le prix d'exercice est peu éloigné du cours actuel pour que le warrant performe bien, même si le sous-jacent évolue peu. Le Nasdaq semble reparti à la hausse. Quelle est la meilleure façon de profiter de ce mouvement, sachant que le marché reste très volatile ? Comme lors d'une ruée vers l'or, les investisseurs se sont dits qu'il y avait plus d'argent à gagner en misant sur les vendeurs de pioches que sur les chercheurs d'or. Ainsi, les warrants des équipementiers comme Lucent ou Cisco enregistrent des entrées de fonds importantes. D'autant plus que les warrants se prêtent particulièrement à l'exercice : les valeurs Internet sont très volatiles et, la caractéristique d'un call warrant est que, quand l'investisseur l'achète, il ne peut perdre au maximum que ce qu'il a misé, contrairement au " cash ". Reste que, investir dans des warrants sur les valeurs technologiques demande de ne pas choisir une échéance trop longue pour pouvoir profiter de la valeur temps. Les investisseurs doivent aussi veiller à ne pas choisir un warrant avec un prix d'exercice trop en dehors de la monnaie. Car, même si la volatilité des valeurs internet est importante, il pourrait se trouver dans une situation où la valeur du warrant évolue peu alors que le sous-jacent varie beaucoup. Le DAX surperforme le CAC depuis le début de l'année. Qu'en est-il de la volatilité implicite des deux indices ? Aujourd'hui, nous sommes beaucoup plus dans une logique sectorielle que géographique. Mises à part les politiques économiques intérieures, c'est plutôt la façon dont l'indice est constitué qui dicte la tendance. Certes, le DAX a fait mieux depuis le 1er janvier que le CAC 40, mais sa volatilité implicite n'est pas plus élevée. Les investisseurs français ne se sont pas rués sur l'Allemagne. La France reste leur terrain de prédilection. Les prises de positions importantes enregistrées outre-Rhin portent sur des titres particuliers, comme sur BMW après l'affaire Rover ou la Dresdner Bank après sa fusion avec la Deutsche Bank.

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