Le point sur ... la stratégie d'investis- sement.

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Certaines valeurs Internet corrigent fortement en Europe alors que le Nasdaq se tient plutôt bien outre-Atlantique. Quelle est la raison de cette correction soudaine ? Je ne crois pas qu'il y ai de raison rationnelle dans ce mouvement, pas plus qu'il n'y en avait dans la hausse fulgurante depuis octobre 1999. Il s'agit de mouvements de suivis qui n'ont pas beaucoup de signification. Au départ, le Nasdaq a donné le signal de retournement suite aux déceptions sur les valeurs de la biotechnologie. Mais, en regardant un peu avant, on avait déjà assisté à un recul des actions phares qui avaient fait la force de l'indice, telles que Amazon.com ou AOL. La hausse était peut être allée un peu loin. En Europe, un autre facteur peut expliquer le repli de certaines valeurs telles World On Line aux Pays-Bas : les investisseurs peuvent désormais faire des choix parmi les valeurs Internet. Dans le cas des fournisseurs d'accès gratuits à l'Internet, il en existe désormais plusieurs dans chaque pays. L'effet rareté qui a prévalu un moment en Europe se fait de moins en moins sentir. Reste que ces mouvements de foule ne remettent pas en cause les apports de la " nouvelle économie " dans certains domaines. Simplement, cette purge me paraît saine. L'engouement de certaines sociétés pour s'introduire en Bourse a un côté un peu artificiel que les investisseurs ont compris. Il ne suffit pas d'ajouter " .com " pour réussir un bon parcours boursier.Toutefois, ça n'est pas parce que les valeurs de la " nouvelle économie " ont un accès de faiblesse que les valeurs traditionnelles en profitent. Saint Gobain a par exemple perdu 8% au cours de cette semaine ... Depuis le début de l'année, en réalité, le marché français est baissé. Si l'on calcule la performance de l'indice CAC 40 en pondérant de la même façon chaque titre - alors que France Telecom pèse beaucoup plus que Legrand dans l'indice " réel " -, la chute du marché français atteindrait 15% depuis le 1er janvier 2000. Ce qui signifie que le marché est négatif dans ses anticipations de croissance économique sur l'an prochain. Il s'agit d'un signal inattendu car aujourd'hui, tous les chiffres paraissent bons. Mais le marché considère aujourd'hui que les inquiétudes d'Alan Greenspan sont fondées : la croissance ne sera pas indéfiniment tirée par la " nouvelle économie ". Le risque ne vient pas de la hausse des taux, mais d'un affaiblissement de la croissance. Comme les taux longs ont tendance à se détendre actuellement, le marché parie que l'inflation sera maîtrisée et que c'est la croissance qui baissera.Le marché anglais sous-performe les autres places financières européennes depuis le début de l'année. Pourquoi ? Tout d'abord, le marché britannique comporte moins de valeurs estampillées " nouvelle économie " en pondération dans le Footsie que dans les autres pays européens. Ensuite, historiquement, la Bourse de Londres est le marché européen le mieux corrélé à celui de New York, ce qui se vérifie encore aujourd'hui. Enfin, la Livre britannique reste très forte, ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur les exportations du pays et donc sur les perspectives macro-économiques.

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