Le point sur... les valeurs du CAC 40

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Comment expliquez-vous le chahut subi par les valeurs télécoms, opérateurs comme équipementiers, à la fin de la semaine dernière?Plusieurs facteurs ont concordé à la baisse des valeurs télécoms observés les 28 et 29 juin derniers. En premier lieu, les déclarations d'Ericsson et de Nokia sur la rentabilité du financement des licences UMTS ont favorisé la confusion et l'inquiétude des marchés sur les titres équipementiers. Jeudi dernier en effet, le président d'Ericsson, Kurt Hellstroem, déclarait que le prix des licences UMTS était excessif et risquait de ralentir la croissance du secteur. Immédiatement après ces déclarations, les cours des valeurs équipementiers sur la Bourse de Paris ont violemment chuté. Le titre Ericsson a perdu 8,13% à 20 euros, Nokia chutait de 7,83%, Philips de 7,57% et Sagem de 7,4%.Nokia à son tour a émis des réserves inquiétantes quant à la rentabilité des licences UMTS. L'équipementier estime qu'un opérateur existant ne rentabiliserait pas ses équipements avant 2006-2007 alors que l'on s'attendait à un retour d'équilibre pour 2002, date de lancement des terminaux 3G.A ces déclarations s'ajoutent les rumeurs qui ont fait état de résultats moins bons que prévu pour Nokia au deuxième trimestre, alors que le groupe a jusqu'içi habitué les marchés à battre toutes ses prévisions de résultat.. Lors de ce jeudi noir que vous évoquiez à l'instant, le titre Alcatel a connu la baisse la moins forte du secteur (6,71%) et se rapproche aujourd'hui de son plus haut niveau de l'année à 74,6 euros. Comment expliquez-vous cet écart par rapport aux concurrents du secteur?Les terminaux et infrastructures mobiles ne représentent finalement qu'une faible part du chiffre d'affaires de la société. En effet, cette part n'est que de 13% pour Alcatel alors qu'elle représente 75% du chiffre d'affaires d'Ericsson et 95% du chiffre d'affaires de Nokia par exemple. Alcatel est finalement bien abrité par rapport aux fluctuations du marché sur le secteur de la téléphonie mobile.De plus, le groupe bénéficie d'une position dominante sur deux secteurs à forte croissance : la transmission par fibres optiques et l'ADSL où Alcatel détient une position de leader.Finalement, quelle vont les tendances clés du secteur des télécommunications dans les mois à venir?Le business model des terminaux mobiles de troisième génération reste encore à définir. Notre sentiment chez Chevreux est que les opérateurs, et France Télécom en tête, vont accélérer le développement des réseaux et de l'équipement en terminaux afin d'augmenter leur parc d'abonnés. Nous nous attendons donc à ce qu'ils fassent pression sur les équipementiers. De même il est tout à fait dans l'intérêt des opérateurs de cesser de "subventionner" les terminaux mobiles du fait du renouvellement du parc.

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