Le point sur... les warrants

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Dans quelle mesure le récent regain d'activité sur les valeurs défensives s'est il répercuté sur la volatilité implicite et les volumes d'échanges des warrants adossés à ces valeurs ?Les valeurs défensives ont connu ces derniers semaines un regain d'intérêt aux yeux des investisseurs. Certaines ont ainsi pu rattraper une partie du retard enregistré depuis le début de l'année. Cet attrait retrouvé s'explique principalement par la réallocation des investissements en faveur de titres souvent décotés, et le retour à une diversification plus équilibrée après la forte montée des cours des valeurs de la nouvelle économie, et donc de leur poids dans les portefeuilles. Pour autant, les volatilités implicites de ces valeurs sont demeurées relativement stables, le marché ne modifiant pas sensiblement ses anticipations sur les mouvements à venir. Certains Call Warrants ont été particulièrement travaillés sur les titres de la distribution (Carrefour, Pinault Printemps Redoute) ou du secteur bancaire (BNP, Société Générale). Les Call Warrants sur un Panier Recovery constitué de valeurs traditionnelles , Accor, Air Liquide, Casino, Carrefour, Lafarge, Saint Gobain et Sodexho, ont connu un vif succès, preuve du retour des investisseurs vers ces valeurs dites traditionnelles. Quel est l'impact de la fébrilité du Nasdaq sur la valorisation des warrants reposant sur les valeurs technologiques américaines ?Indépendamment de l'évolution des cours des différentes valeurs du Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques reste extrêmement incertain. Depuis le début de l'année, la volatilité implicite s'est fortement accrue, gagnant plus de 10 points. Cette montée de la volatilité s'explique par la forte poussée des cours, les intervenants manquant de visibilité sur l'évolution à venir et craignant une violente correction, un krach pour les moins optimistes. Ce mouvement sur les niveaux de volatilité implicite a été favorable aux porteurs de Call et de Put Warrants sur l'indice Nasdaq lui-même, ou sur la plupart des valeurs high-tech. Même si aucun facteur ne laisse, pour l'instant, présager à un retour de la volatilité vers des niveaux moins élevés, on ne saurait que trop conseiller la prudence aux investisseurs souhaitant se porter sur ces warrants, en sélectionnant des structures dont la sensibilité aux mouvements de volatilité est réduite.La volatilité implicite du CAC 40 retrouve ses niveaux de l'été dernier. Comment expliquez-vous cet essor ?La volatilité implicite sur l'indice CAC 40 est repartie à la hausse ces dernières semaines. Elle s'échange aujourd'hui sur des structures 1 an à la monnaie aux alentours de 28 % à 29 %, soit des niveaux identiques à ceux effectivement constatés l'été dernier. Cependant, le contexte de marché est clairement différent. L'évolution de l'indice phare parisien est depuis janvier 2000 commandée par la forte montée des valeurs dites de la nouvelle économie, dont font partis aujourd'hui de grands poids lourds de la cote comme France Télécom ou Vivendi. Les valeurs traditionnelles, dont les valeurs défensives, se retrouvent reléguées au second plan en raison de leur poids relatif moins important. De ce fait, l'évolution de l'indice parisien est donc fortement corrélée à l'évolution du Nasdaq. Les facteurs d'incertitudes sont identiques : les opérateurs jugent que les niveaux de valorisations de ces sociétés sont aujourd'hui trop élevés, ce qui favorisent la progression de la volatilité implicite.

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