Le point sur...la gestion collective.

L'Allemagne a enregistré un recul de 3,5% de la production industrielle en juin et une baisse moins importante que prévue du nombre de demandeurs d'emplois en juillet. Ces chiffres montrent que ce pays reste le parent pauvre de la croissance en Europe. Quelle est l'impact de cette croissance fragile sur le marché boursier allemand?L'Allemagne reste très attrayante pour les investisseurs. Les aménagements fiscaux en cours auront des effets tout à fait positifs sur les profits des sociétés au cours des prochains mois. La baisse de 25% de la fiscalité des entreprises ainsi que la suppression de l'impôt de plus-value sur les actifs des sociétés signalent notamment que l'Allemagne est en train de virer de bord et d'adopter le modèle de réussite anglo-saxon. Le secteur financier bénéficie particulièrement de cette restructuration fiscale et nous sommes particulièrement bien représentés sur les valeurs de ce secteur. Qui plus est, le secteur des banques, secteur dont la globalisation est en marche par le biais des opérations d'acquisition, bénéficie également de la stabilité du cycle américain et du statu quo sur les taux d'intérêts vers lequel il semble que l'on s'engage.Les valeurs pétrolières et parapétrolières ont le vent en poupe en Europe depuis quelques semaines. Quelle est votre opinion sur ces valeurs et assiste-ton à un phénomène conjoncturel ou à un phénomène de fonds?Il s'agit plutôt d'un phénomène cyclique. La hausse actuelle du prix du pétrole est liée à la baisse des stocks américains de pétrole brut. Or, les stocks américains sont loin de représenter la totalité des réserves de pétrole. L'OPEP à elle seule représente 40% de la production mondiale. De plus, les progrès réalisés au niveau de l'extraction de pétrole en eaux profondes sont susceptibles d'augmenter les réserves de pétrole disponibles.A ce sujet, il faut savoir que l'extraction en eaux profondes génère une réduction des coûts d'extraction du pétrole et dégage des flux de capitaux plus importants pour les compagnies pétrolières qui investissent alors plus généreusement dans la recherche de nouvelles méthode d'extraction.Nous nous attendons donc à un retournement de la situation, les prix du pétrole devraient à nouveau baisser à mesure que les réserves augmentent. Plus précisément sur les valeurs du secteur, nous sommes relativement neutres sur les compagnies pétrolières et privilégions les sociétés parapétrolières qui se spécialisent dans le forage en eaux profondes.Quel profil revêt CS Europe, le fonds que vous gérez pour Crédit Suisse Asset Management ? Quelle stratégie de gestion avez-vous adopté?S'agissant de la gestion de CS Europe, nous adoptons une approche sectorielle plutôt que géographique, la seconde découlant de la première. Aujourd'hui, la stratégie consiste à s'équilibrer par rapport aux différents secteurs. Mais nous favorisons le secteur de la finance et de l'assurance, particulièrement les banques italiennes et allemandes.Auparavant, nous étions surexposés sur les valeurs de croissance, qui d'ailleurs restent le coeur de notre stratégie à long terme. A ce sujet, nous nous attendons à un rebond des valeurs de croissance pour octobre ou novembre. A la lumière des derniers chiffres américains qui écartent le risque d'une reprise de l'inflation, nous nous dirigeons vers la fin de la hausse des taux d'intérêts aux Etats-Unis. Les valeurs technologiques devraient être les premiers bénéficiaires de ce phénomène et du retour des flux d'investissement.Dans un tel contexte, nous considérons que le potentiel du marché des actions en Europe est de l'ordre de 20% d'ici à mars 2001.

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