Le point sur ... les small caps

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Les marchés small caps ont été marqués par une grande volatilité au cours des dernières semaines, rechutant lourdement après une rentrée en fanfare. Ces mouvements sont-ils justifiés ?Une remarque, tout d'abord : le regain de volatilité sur les marchés actions ne touche pas uniquement les valeurs de petite capitalisation. L'indice CAC 40, après avoir approché le seuil de 7.000 points au début du mois de septembre, a lui aussi sévèrement rechuté. Il est toutefois clair que les marchés small caps amplifient les mouvements des marchés traditionnels. Trois raisons à cela : tout d'abord, les grandes capitalisations, à la différence des small caps, bénéficient des prises de positions des gérants indiciels, qui amortissent les évolutions à la hausse et à la baisse ; les petites sociétés sont ensuite dépendantes d'un nombre limité de gérants et d'analystes, ce qui amplifie l'effet de toute décision d'investissement ou de toute recommandation ; elles ont enfin un flottant qui est généralement inférieur à celui des grandes valeurs, ce qui accroît les mouvements. Dans un contexte macro-économique incertain, les small caps devraient toutefois jouer un rôle valeurs refuge, car elles subissent de manière beaucoup moins violentes des phénomènes telles que le ralentissement de l'économie américaine ou les variations des taux de change.La logique sectorielle qui semble prévaloir sur les marchés small caps va-t-elle prochainement céder la place à une stratégie de « stock picking », a priori plus justifiée pour de telles sociétés ?Je pense au contraire que la logique sectorielle va s'affirmer à l'avenir dans le domaine des small caps également. Les investisseurs cherchent en effet à se couvrir contre certains risques globaux, contre un ralentissement plus rapide que prévu de l'économie française notamment. Dans ces conditions, ils privilégient, dans leurs décisions d'achat et de vente, des secteurs d'activités dont le taux de croissance est relativement peu dépendant de la situation de l'économie française dans son ensemble. Signalons notamment les sociétés de fabrications de petits équipements électriques, qui continueront de bénéficier d'un environnement immobilier porteur, ou encore les sociétés de services de santé. Parmi ces dernières, nous continuons de recommander les titres Stedim (fabricant de poches plastiques pour l'industrie pharmaceutique) et Medidep (groupe d'hospitalisation privée). Autre secteur dynamique, les éditeurs de logiciels d'optimisation de réseaux tirent parti de l'explosion des besoins de communication. Dans ce secteur, nous conseillons notamment le titre Systar.Dans vos recommandations d'investissement, attachez vous une importance décisive à la qualité des technologies proposées par les sociétés ?La technologie propriétaire est effectivement une donnée fondamentale dans nos conseils d'investissement. Une société comme Systran, spécialisée dans la traduction automatisée, a par exemple un véritable potentiel pour imposer un standard de traduction sur Internet. La société Visionix, cotée au Neuer Markt allemand, a pour sa part développé une technologie extrêmement avancée de conception de lentilles de contact. Cette technologie peut être utilisée à d'autres fins, notamment dans le processus de fabrication des semi-conducteurs. Là encore, le potentiel est énorme. Dans le secteur des fibres optiques, Highwave Optical dispose assurément d'une technologie qui lui donne un véritable atout par rapport à la concurrence et justifie des niveaux de valorisation élevés. A près de 200 euros, toutefois, le titre semble extrêmement cher même si la société a réussi a créer d'importantes barrières à l'entrée sur son marché.

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