Le point sur...les Small Caps

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Dans le sillage de la correction sur les valeurs technologiques, le marché des grosses capitalisations boursières a connu un revirement de tendance au profit des valeurs dites traditionnelles, notamment dans le secteur de la distribution et de l'agro-alimentaire. Avez-vous observé la même tendance sur le marché des Small Caps ?Absolument. Le Nouveau Marché, qui au début de l'année s'était adjugé plus de 150% en deux mois et demi, a perdu aujourd'hui les deux tiers de son avance et sa progression n'est que de 30% à peine actuellement. Nous avons donc connu un mouvement parallèle en termes de désaffection sur ce marché. Par ailleurs, certaines valeurs traditionnelles du second marché comme Marionnaud, Manitou, le groupe Rodriguez ou Bénéteau ont connu d'excellents parcours boursier, corroboré par de bons résultats. Ainsi depuis le début de l'année Bénéteau a gagné 56%, Marionnaud 50% et le Groupe Rodriguez 172%. Toutefois je pense que ce mouvement favorise plus aujourd'hui les grosses capitalisations boursières comme Carrefour ou Danone que les capitalisations plus modestes comme Brioche Pasquier. Le rebond de ce genre de petites valeurs est encore à venir. Il est simplement décalé dans le temps du fait de l'intérêt des investisseurs qui se porte en premier lieu sur les valeurs de plus grande envergure au niveau boursier.La chute du cours de bourse des sociétés de services informatiques a été de même ampleur qu'il s'agisse de petites ou de grosses capitalisations boursières. Aujourd'hui quelles sont les perspectives de ces sociétés ?Il faut rappeler que les sociétés de services informatiques ont beaucoup pâti d'un ralentissement de leurs activités au premier trimestre après les performances du dernier trimestre 1999 lié au passage à l'an 2000. Mais dés le mois de juin, nous avons perçu des signaux indiquant que l'accès de faiblesse observé au cours des six premiers mois de l'année touchait à sa fin. La société Sylis par exemple a enregistré une hausse de 44% de son chiffre d'affaires pour le premier semestre et offre de très bonnes perspectives pour le prochain semestre. Nous attendons un rebond sur ce secteur dans la deuxième moitié de l'année. En effet beaucoup de SSII conserve des niveaux de croissance organique de l'ordre de 25 à 35%. Ces sociétés sont d'autant plus intéressantes qu'elles disposent d'un prix d'entrée abordable à l'heure actuelle. Enfin sur ce secteur nous allons privilégier les leader comme GFI Informatiques, Steria ou Unilog.Quelle stratégie de gestion opérez-vous sur le marché des Small Caps ?Nous menons plutôt une stratégie de " stock-picking ", au cas par cas sur ce secteur mais autour de thèmes bien définis. L'un d'eux est le thème de l'externalisation des services aux entreprises qui concerne les SSII, certes, mais également les autres types de services comme le nettoyage ou la main d'oeuvre.Un autre thème concerne les services à la personne, notamment dans le secteur médical. Sur ce secteur nous nous sommes positionnés sur LVL Medical qui propose des services d'assistance médicale à domicile.Comme je l'ai évoqué, le secteur de la distribution, avec des sociétés comme Marionnaud, reste évidemment très important au sein de nos portefeuilles.Le secteur des jeux vidéos et des jeux sur consoles est plus difficile car nous nous situons dans un contexte de transition technologique. Dans l'attente des produits de la nouvelle génération nous avons vendus nos valeurs Cryo ou Calisto et restons positionnés sur les leaders Infogrammes et Ubisoft.Les introductions en bourse ont été particulièrement nombreuses sur le secteur des Small et Mid Caps au début de l'année. Quelles valeurs avez-vous sélectionné et pourquoi ?Nous avons opté pour Highwave Optical, SQLI, Datatronic, ESI Group et Oberthur Card Systems. Highwave Optical, spécialisée dans les composants de fibres optiques, est une société particulièrement intéressante du fait de son absence de concurrent sur le sol français. Oberthur Card Systems se positionne sur la sécurisation des réseaux qui est un domaine très porteur. De plus, Oberthur offre une bonne visibilité : il est présent dans les principales régions du globe et a signé plusieurs contrats. Le dernier en date a été signé avec Infineon Technologies sur la livraison de puces pour une valeur de 150 millions d'euros.

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