Selon Fletcher Research, le web bouleverse l'économie du secteur financier

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Les relations entre les banques britanniques et le Web en sont encore à l'âge de l'enfance. C'est la conclusion de " Finance en ligne au Royaume-Uni : transition vers un marché post-oligipolistique ", une enquête menée par Fletcher Research, la filiale britannique du cabinet d'études américain Forrester Research. Le rapport affirme que les banques britanniques " traditionnelles ", paralysées par leur système rigide et le coût élevé du passage au Web, vont perdre une partie de leur clientèle, qui migrera vers différents services de gestion financière en ligne. Ceux-ci proposent en effet une offre de produits moins coûteuse, ainsi qu'une grande commodité d'utilisation. " Pour réussir dans les services financiers en ligne, les nouveaux intervenants du marché doivent développer des systèmes de back-office flexibles et évolutifs ", explique Benjamin Ensor, analyste chez Fletcher Research. L'objectif de nombreuses institutions financières qui se consacrent à des services annexes comme la banquassurance, est de proposer une seule interface financière onLine présentant tous les services : la vente globale. Cependant, Fletcher Research assure que l'Internaute ne peut pas croire qu'un seul et unique site pourra proposer les meilleures offres pour tous les produits. Sur le Net, un Internaute est confronté à une offre multiple, qui émane de plusieurs sociétés. Il a donc la liberté de confronter les prix, les services proposés, etc. Une institution financière, même si elle propose certains services à des tarifs intéressants, ne peut être compétitive sur toute la gamme de son offre. Les nouveaux entrants sur le secteur préfèreront donc, au détriment de la rentabilité de leurs offres, privilégier l'acquisition d'un portefeuille de clients susceptible de valoriser fortement leur entreprise. C'est la base client qui compte avant tout pour une dot com, estime l'institut d'étude, quitte à perdre de l'argent au départ. Le Web remet ainsi en question la stratégie des établissements financiers en matière de gestion des relations clients et de développement de nouveaux produits. " Au lieu d'inonder les utilisateurs avec leurs propres produits, les établissements financiers innovants et audacieux prendront conscience de la nécessité d'élargir l'éventail de choix du client ", conclut Benjamin Ensor. Selon Fletcher Research, ce sont actuellement 3,5 millions d'Internautes britanniques (sur les 11,5 millions que compte le royaume) qui naviguent fréquemment sur le Web pour rechercher des produits financiers. 1,5 million d'entre eux sont déjà clients de services bancaires en ligne. Majoritairement issus des classes supérieures, leur nombre devrait atteindre 9 millions en 2004, si l'on en croit les prédictions de Fletcher Research. Un chiffre à rapprocher des résultats d'une étude récemment publiée par Forrester Research et concernant le courtage en ligne (qui n'est qu'un produit financier parmi d'autre): selon cette dernière, l'Europe comptera 14 millions de comptes actifs en 2004, contre seulement 1,3 million aujourd'hui. L'Allemagne sera le moteur de cette croissance de 976 %, avec 3,5 millions de comptes actifs à l'horizon 2004.

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