M-commerce : Jupiter stigmatise les retards européens et américains

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Les opérateurs européens et américains de télécommunications commettent une grave erreur en ne tirant pas les enseignements du succès du commerce en ligne sur terminaux mobiles au Japon, juge le cabinet américain Jupiter Research, estimant qu'il faudra deux ans aux marchés européen et américain pour atteindre le niveau de ventes généré dès cette année par le marché japonais, soit 400 millions de dollars. "L'idée selon laquelle le succès des services mobiles au Japon est dû à des facteurs culturels constitue une excuse facile pour les opérateurs des autres régions, estime Seamus McAteer, de Jupiter Research. En lançant l'i-mode, NTT DoCoMo a créé un bon exemple : il a adopté une plateforme ouverte et a assuré un placement privilégié aux services préférés des utilisateurs. Cette approche ouverte consistant à donner aux consommateurs ce qu'ils souhaitent caractérise le type de modèle économique transparent que les autres feraient bien d'adopter". A la fin de cette année, estime Jupiter Research, le nombre d'abonnés mobiles européens et américains disposant d'une connection à Internet ne devrait pas dépasser 6 millions contre 30 millions au Japon. Et les achats effectués depuis des terminaux mobiles n'atteindront que 10 millions de dollars aux Etats-Unis et 15 millions en Europe contre près de 400 millions au Japon. Ces achats devraient représenter un total de 1,5 milliard de dollars dans le monde l'an prochain, 3,4 milliards en 2002 et 7,6 milliards en 2003. Cette année-là, l'Asie représentera encore à elle seule près des deux tiers du total des ventes (5 milliards de dollars), l'Amérique du Nord moins de 10% (0,7 milliard) et l'Europe occidentale quelque 22% (1,7 milliard de dollars).Les opérateurs européens et américains doivent donc utiliser les deux prochaines années pour adapter leurs infrastructures et adopter les modèles économiques qui ont fait le succès de l'expérience japonaise, ajoute l'étude publiée lundi.Pour les analystes de Jupiter, le succès japonais dans les services interactifs mobiles est dû pour l'essentiel à quatre facteurs : une offre suffisante de terminaux optimisés pour la réception de données ; la mise en place d'un réseau de communication par paquets, pour faciliter la transmission de services interactifs à un coût maîtrisé ; un modèle impliquant les fournisseurs de contenus, incités à innover mais aussi à investir dans la publicité pour les services mobiles ; enfin, une infrastructure de facturation adaptée aux services offerts.

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