La Belgique va attribuer 4 licences UMTS aux enchères

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Le gouvernement belge a finalement choisi le mode des enchères pour l'attribution des licences de téléphonie troisième génération UMTS. 4 licences, soit le même nombre qu'en France, devraient être attribuées d'ici la fin de l'année. « Le gouvernement fédéral va faire appel à un consultant extérieur qui étudiera et effectuera une proposition de cahier des charges. Le dépôt des dossiers aura lieu au mois de septembre et les licences devraient être accordées à la fin de l'année », déclare-t-on au ministère belge des Télécommunications, sans pour autant indiquer quel est le montant que l'État belge escompte retirer de cette vente. Ce dernier espère ainsi suivre l'exemple britannique et bénéficier d'une substantielle rentrée fiscale tout en garantissant une totale transparence du mode d'attribution, puisque soumis à aucun arbitraire. Le gouvernement de Tony Blair avait pu toucher 23 Md£ dela mise aux enchères de 5 licences UMTS. En Italie, où le gouvernement a opté pour un système hybride (examen des dossiers suivi d'enchères), l'État pense que plus de 13 MdE devrait remplir ses caisses suite à cette attribution. En France, Lionel Jospin a finalement tranché pour une soumission comparative, assortie de la mise en place d'un droit d'entrée de 32,5 MdE pour chacune des 4 licences. Cette décision, dont sest réjouie l'ART, n'a en revanche pas fait la joie de Vivendi et de France Télécom. La première a stigmatisé un « impôt additionnel destructeur de valeur » et l'opérateur historique a regretté « un montant exorbitant ». France Télécom devrait d'ailleurs être candidat en Belgique au travers de Mobistar, dont il est l'actionnaire majoritaire. On peut également s'attendre à retrouver Deutsche Telekom dans cette bataille. La semaine dernière, la société présidée par Ron Sommer a indiqué sa volonté d'introduire en Bourse une nouvelle tranche de son capital, soit 6,6 %. Une opération qui permettra le financement des achats de licences UMTS en Europe. L'opérateur historique allemand s'est porté candidat pour des licences UMTS en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Hongrie, en Espagne et en Italie et a échoué en Espagne, où le gouvernement avait choisi un système de soumission comparative. Par ailleurs, le choix français de ne pas recourir aux enchères pénalise le géant allemand. Celui-ci, qui estime pourtant être en mesure deconcourir seul, pourrait donc s'accomoder dun partenaire dans l'Hexagone.

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