Mesures d'embargo contre la France, frappée par la fièvre aphteuse

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Après la découverte d'un cas de fièvre aphteuse en Mayenne, dans l'Ouest de la France - le premier en Europe continentale - le comité vétérinaire permanent (CVP) de l'Union européenne a choisi de ne pas instaurer un embargo généralisé sur les exportations françaises, mesure qui frappe le Royaume-Uni jusqu'au 27 mars au moins. Le CVP se limite à prohiber toutes les exportations d'animaux à sabots fendus de France. A cette mesure, le CVP ajoute l'interdiction de toutes les exportations françaises de lait et de viande en provenance de Mayenne et d'Orne. Mais avant même l'annonce de ces décisions, certains pays européens ont adoptés des mesures plus sévères. Afin d'éviter la propagation de cette épizootie apparue le 19 février dernier en Grande-Bretagne, le Portugal a décidé d'interdire l'entrée dans le pays d'animaux ou de viande en provenance de France. Lisbonne maintient également en quarantaine tous les animaux en provenance de l'étranger, même quand aucune suspicion de fièvre aphteuse n'a été décelée. La Suisse va encore plus loin dans ses mesures de protection puisqu'elle a décidé d'arrêter immédiatement toutes les importations d'animaux ongulés en provenance de l'Union européenne. Une position radicale que rejoint la Norvège. Oslo vient d'interdire, pour une durée de 14 jours, toute importation de produits agricoles en provenance de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen.Les conséquences économiques de l'extension de la fièvre aphteuse sont potentiellement désastreuses pour le secteur agricole français. La France a exporté un peu moins de 2,5 millions de porcs, bovins et ovins en 1999, totalisant une valeur de 8,4 milliards de francs. Déjà la Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB) réclame une aide de 200 millions de francs pour permettre à la profession de surmonter la crise qu'elle traverse.Le premier foyer de fièvre aphteuse découvert en France touche une exploitation de 114 bovins, voisine d'une exploitation ayant importé des ovins britanniques en février, précise le ministère de l'Agriculture. Tous les bovins de l'exploitation ont été abattus dans la nuit de lundi à mardi et seront détruits par incinération. Le plan d'alerte fièvre aphteuse a été déclenché par la préfecture de la Mayenne. Des périmètres de protection (3 km) et de surveillance (10 km) étaient déjà en place autour de l'exploitation voisine, dans le cadre des mesures de précaution décidées par le gouvernement.Au Royaume-Uni, les derniers chiffres font état de 200 foyers de fièvre aphteuse. La seule méthode pour limiter l'extension du virus est l'isolement, l'abattage des animaux suspects et la désinfection des exploitations. La vaccination a été abandonnée dans l'Union européenne depuis le 1er janvier 1992.avec AFP

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