L'activité en France a marqué une pause en mars

 |   |  399  mots
La Banque de France (BdF) continue de professer un optimisme mesuré quant à la situation du secteur industriel en France. La BdF, qui publie aujourd'hui son enquête mensuelle de conjoncture pour le mois de mars, laisse inchangées ses prévisions. Le produit intérieur brut (PIB) progresserait de 0,7% au premier trimestre 2001, puis de 0,6% au deuxième. Dans ses commentaires, la Banque de France souligne que "l'activité dans l'industrie française s'est dans l'ensemble stabilisée en mars mais elle devrait reprendre sa progression au cours des prochains mois". Pour 2001, le gouvernement français a récemment révisé à la baisse ses prévisions de croissance, les ramenant à 2,9% contre 3,3% précédemment. La majorité des économistes des instituts privés ou des banques table plutôt sur une progression de 2,8%. En mars, précise l'enquête, "l'activité est restée dynamique dans l'automobile, les biens de consommation et les biens d'équipement mais elle a diminué dans les biens intermédiaires et les industries agro-alimentaires". Le taux d'utilisation des capacités de production a fléchi mais continue à dépasser son niveau moyen de longue période. Aussi, les programmes d'investissement demeurent importants et se déroulent dans l'ensemble comme prévu. Néanmoins, note la BdF, certains chefs d'entreprise s'interrogent, plus souvent qu'auparavant, sur le calendrier de réalisation de leurs programmes.Par ailleurs, la demande globale a peu varié en mars, même si l'activité commerciale a légèrement fléchi. Cependant, les ordres en provenance de l'étranger ont sensiblement diminué par rapport au mois de février, du fait d'un moindre dynamisme des ventes en Allemagne, aux Etats-Unis et en Asie. Mais le marché intérieur a été mieux orienté, grâce notamment à la vigueur des commandes interindustrielles émanant des secteurs de l'aéronautique et de l'automobile.Les industriels jugent toujours leurs carnets de commandes satisfaisants bien qu'ils se renouvellent plus lentement dans les biens intermédiaires et dans l'agro-alimentaire. Ils jugent néanmoins leurs stocks légèrement supérieurs à la normale, sauf dans l'automobile où ils sont considérés comme normaux.Les effectifs permanents, en hausse dans le bâtiment et les services marchands, sont restés stables dans l'industrie et le commerce. Le recours aux intérimaires s'est poursuivi et les difficultés de recrutement de main d'oeuvre qualifiée sont demeurées sensibles dans plusieurs secteurs industriels.avec Reute

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :