La Bourse de Tokyo enfonce un plus bas de 15 ans

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Les marchés boursiers japonais viennent de subir leur deuxième tempête de la semaine. Mercredi, la Bourse de Tokyo, très chahutée en début de séance, avait réussi à se reprendre et à limiter ses pertes pour terminer sur un plus bas de 28 mois. Aujourd'hui, le Nikkei n'a pas pu résister et a perdu plus de 400 points, soit 3,3%, à 12.261,80 points. Il n'était pas tombé aussi bas depuis plus de 15 ans.Si une partie de la faiblesse du Nikkei peut s'expliquer par sa forte corrélation avec les marchés américains et notamment le Nasdaq, la Bourse de Tokyo pâtit aussi des difficultés de l'économie japonaise. La reprise, à peine engagée, semble déjà remise en cause. Au point qu'en milieu de semaine, la Banque du Japon (BoJ) a ramené son taux au jour le jour auquel se refinancent les banques à 0,15%. Les statistiques publiées aujourd'hui ne permettent guère d'être optimiste. Le chômage est resté en janvier au niveau record de 4,9%. Ce même mois, les prix à la consommation ont continué de baisser. Les prix de détail dans la région de Tokyo ont reculé en février pour le dix-huitième mois consécutif, affichant des baisses de 0,4% sur le mois précédent et de 0,5% sur le février 2000. Quant aux dépenses des ménages, elles ont stagné en janvier dernier par rapport à la même période de 2000. Ce dernier indicateur est particulièrement préoccupant car la consommation des ménages nippons compte pour environ 60% dans l'économie du pays. Cette faiblesse persistante de la demande des ménages laisse craindre une situation de déflation, voire une récession.Dans ces conditions, le gouvernement japonais fait de nouveau pression sur la BoJ pour qu'elle assouplisse davantage sa politique monétaire afin de soutenir non seulement les marchés financiers mais surtout de permettre un mouvement de reprise de l'économie. Les pouvoirs publics nippons réclament un retour à la politique dite de "taux zéro", abandonnée l'été dernier. Mais la Banque du Japon se montre réticente devant une telle éventualité, estimant que cette politique, adoptée en février 1999 pour remédier à la crise bancaire et stopper la récession, correspondait à une situation d'urgence qui a disparu.latribune.f

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