Pas d'argent pour les éleveurs... avant la fin du mois

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Jean Glavany a fait connaître de nouvelles dispositions en faveur des éleveurs bovins. Ces mesures essentiellement techniques ont pour vocation de désengorger la marché et d'éviter le stockage des animaux qui s'accumule, faute d'acheteur, dans les exploitations depuis le mois d'octobre et le déclenchement d'un nouvel épisode de la crise de la "vache folle". Le ministre de l'Agriculture ne présente aucune mesure de soutien financier et n'en annoncera aucune avant le Conseil agricole européen de Bruxelles le 26 et 27 février prochain. Jean Glavany rappelle fortement sa poisition et celle du gouvernement en précisant que lors de cette réunion il allait oeuvrer en faveur "d'aides directes ciblées" à la filière bovine française. Le ministre de l'Agriculture s'est ensuite fendu d'une promesse à l'égard des représentants de le filière bovine: "si Bruxelles refuse d'entendre la détresse des éleveurs français, je prendrai mes responsabilités, en accord avec le Premier ministre, et nous nous reverrons dès le 27 ou le 28 février". Cet engagement ne ne satisfait pas le principal syndicat agricole, la FNSEA. Pour son vice-premier président Jean Salmon, les mesures annoncées sont "dramatiquement insuffisantes". Les dispositions présentées par Jean Glavany sont destinées à rééquilibrer de manière immédiates le marché. Il propose le recours à la congélation qui selon lui devrait permettre "d'offrir un débouché pour 10.000 bovins par semaine" et promet des contrôles douaniers et sanitaires accrus "pour prévenir la destabilisation de notre marché". Il y aura par ailleurs précise le ministre de l'Agriculture "des mesures sur l'augmentation des volumes offerts à l'intervention publique". Les éleveurs attendaient prioritairement des aides directes de la part du gouvernement français pour pallier les conséquences de l'effondrement des cours de la viande bovine et afin de compenser le coût de la campagne de dépistage de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Le président de la FNSEA, Luc Guyau a évalué "entre 1.000 et 3.500 francs par animal" le montant de l'indemnisation nécessaire à verser à l'éleveur, compte tenu de la baisse des prix de vente des bovins.Pour se faire entendre, les agriculteurs mènent depuis le début de la semaine des opérations "coup de poing" à travers toute la France. Elles se sont poursuivies ce matin, notamment contre les Directions départementales de l'agriculture de Laval, Albi et Nancy.latribune.f

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