Revers judiciaire pour Napster, victoire pour Aimster

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La bataille juridique de la musique en ligne continue de faire rage, mais avec des sorts divergents pour ses protagonistes. Lundi, deux sociétés spécialisées dans l'échange des fichiers musicaux sur Internet, Napster et Aimster, ont connu l'une un revers et l'autre une victoire sur le terrain judiciaire.Napster est du mauvais côté de la barre puisque la société américaine a appris le rejet par la Cour d'appel fédérale de San Francisco de sa requête visant à faire rejuger l'affaire à l'issue de laquelle elle avait été condamnée à filtrer les échanges de musique sur son site. La société peut toutefois encore faire appel devant la cour suprême.Le site a été contraint le 6 mars dernier de bloquer l'accès à toutes les oeuvres musicales protégées par les droits d'auteurs, suite à une plainte déposée en décembre 1999 par l'Association américaine de l'industrie du disque (RIAA). Depuis, le traffic a énormément baissé et le nombre de chansons téléchargées a chuté de 86% en mai par rapport au mois de février. En parallèle, Napster a annoncé cet après-midi des accords de licences avec 150 labels de musiques indépendants dont les catalogues seront disponibles sur la nouvelle version du site. Cette dernière, qui va être lancée cet été en partenariat avec un actionnaire de Napster, Bertelsmann, doit être disponible sur abonnement payant. Les albums d'artistes indépendants comme Ash rejoindont donc les titres de trois grandes majors du disque, BMG (Bertelsmann), Warner (AOL Time Warner) et EMI qui ont déjà signé un accord de licence avec Napster.Pour Aimster, la justice fédérale américaine a par contre été plus clémente. Elle a en effet rejeté la requête déposée par la RIAA et par 17 entreprises, demandant l'abandon de la procédure engagée par Aimster, a fait savoir lundi l'un des avocats de l'association qui représente les éditeurs phonographiques américains.Le tribunal d'Albany, dans l'Etat de New York, a décidé de poursuivre la procédure engagée par Aimster, qui cherche à obtenir un jugement assurant que son logiciel d'échange de fichiers musicaux ne viole pas le droit d'auteur. Très proche de Napster dans sa finalité, Aimster fonctionne pourtant suivant un principe très différent. Il se présente comme une messagerie instantanée dotée de fonctions de partage et de téléchargement, mais les fichiers dont dispose chaque utilisateur ne sont accessibles qu'aux internautes désignés par lui. Avec Napster, n'importe quel internaute peut télécharger les fichiers de tous les autres.latribune.fr, avec agence

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