La famille Oppenheimer conforte sa position au sein de De Beers

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Le géant sud-africain du diamant De Beers et le groupe minier britannique Anglo-American ont annoncé jeudi qu'ils dénouaient comme prévu leurs participations croisées, Anglo-American portant sa participation dans De Beers de 32,2% à 45%.Cette recomposition du capital, qui permettra à la famille Oppenheimer d'asseoir son contrôle sur De Beers, valorise le groupe sud-africain à 17,6 milliards de dollars (19,13 milliards d'euros), ont précisé les deux groupes dans des communiqués séparés.Un consortium constitué à 45% par Central Holdings Limited (la holding de la famille Openheimer, fondatrice de De Beers), à 45% par Anglo-American et à 10% par la société Debswana Diamond Company, société conjointe entre De Beers et le gouvernement de la République du Botswana, a fait une offre sur la totalité du capital de De Beers à 43,17 dollars par action.Ce consortium ne détiendra plus que 5% du capital de Anglo-American, dont 90% sera mis sur le marché. L'offre, recommandée par la direction de De Beers, propose pour chaque "unité liée De Beers" (qui se compose d'une action et d'un certificat de dépôt) 0,43 action Anglo-American, 14,40 dollars en numéraire et 1 dollar sous la forme du dividende annuel de l'unité liée.Nicky Oppenheimer, descendant du fondateur, restera président de De Beers.La famille Oppenheimer aura le dernier mot en cas de désaccord de fond dans la stratégie de De Beers: elle détient en effet 45% du consortium candidat à la reprise de De Beers et elle est présente au sein des 10% détenus par Debswana Diamond Company.Pour justifier l'offre basée sur un dividende annuel d'un dollar, De Beers a annoncé des estimations de résultats annuels, deux semaines avant la date prévue.Le géant du diamant a déclaré avoir dégagé sur l'ensemble de l'année 2000 un bénéfice net de 1,707 milliard de dollars, plus que doublé par rapport aux 730 millions de dollars de 1999.Les ventes de diamants ont atteint le chiffre record de 5,670 milliards de dollars et les stocks de diamants ont été réduits de 23%, à 3,065 milliards de dollars. Le troisième trimestre a été marqué par un net ralentissement sur le marché américain et la saison de Noël a été décevante. Il est "hautement improbable" que les ventes de 2001 atteignent le niveau de celles de 2000, a précisé le groupe dans un communiqué.

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