971 millions d'euros supplémentaires pour la crise de la "vache folle"

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Réunis à Bruxelles, les ministres de l'Economie et des Finances de l'Union européenne suivent la Commission européenne qui avait proposé le 31 janvier que soit adopté un amendement au budget 2001 pour ajouter 971 millions d'euros aux fonds destinés à lutter contre la crise de la "vache folle". La balle est désormais dans le camp du Parlement européen qui doit décider d'approuver ou non cette enveloppe supplémentaire. Sur ce total de 971 millions d'euros, 700 sont destinés au programme d'abattage des bovins de plus de 30 mois retirés de la chaîne alimentaire, 238 millions aux interventions sur le marché de la viande bovine et 33 millions au cofinancement des programmes de tests de dépistage. Avec cet amendement, le budget agricole pour 2001 sera supérieur à 44 milliards d'euros, dont 7 milliards pour le seul secteur bovin. D'ores et déjà, le grand argentier autrichien Karl-Heinz Grasser a fait savoir qu'il n'était pas question que "son pays verse un schilling de plus". Autrement dit, l'Autriche, qui affirme ne pas être atteinte par l'épizootie de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), n'entend pas participer aux financements supplémentaires destinés à aider les éleveurs européens.La question du coût pour le budget de l'Union européenne de la crise de la "vache folle" ne cesse d'être posée. La semaine dernière, Michaele Schreyer, commissaire européen au budget, avait estimé que le financement européen de cette crise prenait une proportion "alarmante". Des experts européens ont estimé à la fin du mois de janvier que, dans le pire des cas, le surcoût entraîné par la crise pourrait atteindre 6,8 milliards d'euros d'ici à la mi-octobre 2005. latribune.f

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