AOM et Air Liberté cherchent le salut dans un rapprochement rapide

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Le sauvetage d'AOM, Air Liberté et Air Littoral passe par un rapprochement accéléré d'AOM et d'Air Liberté. C'est en tout cas la certitude exprimée par Marc Rochet, le nouveau président des trois compagnies aériennes en très grande difficiculté, devant les représentants du personnel réunis en comité d'entreprise extraordinaire à Paris. Dans une copie de son intervention diffusée par la direction du groupe, Marc Rochet affirme qu'il n'a pas été nommé dans l'objectif d'arrêter les activités des compagnies ou de les démanteler, comme le craignent les syndicats.A peine aux commandes, le nouveau président a présenté son plan de bataille. La nouvelle compagnie Air Liberté, qui réunira AOM et Air Liberté, "aura un seul code et une seule marque commerciale à compter du 25 mars prochain, date du lancement du programme d'été", a précisé Marc Rochet. Ce dernier a aussi incité les salariés des deux compagnies concernées par ce rapprochement à se mobiliser pour mettre en oeuvre "cette réalisation effective qui représente l'exact contraire d'un démantèlement", a-t-il insisté. Les personnels opérationnels des deux sociétés seront à cet effet regroupés dans le bâtiment au plus près de l'aérogare d'Orly Sud, en région parisienne.Marc Rochet a également enjoint les élus syndicaux à s'entendre rapidement sur les conditions de travail de chacune des catégories de personnels. Selon lui, "il est impératif d'aboutir à cet accord dans les quatre semaines qui viennent, à savoir le 16 mars prochain au plus tard, afin de présenter un premier point de la situation à nos actionnaires à cette date". Marc Rochet a réitéré sa volonté de mettre en oeuvre certaines mesures d'urgence, visant à augmenter les revenus des compagnies. Les efforts porteront sur le commercial et le service d'optimisation du remplissage des avions (yield), qui doit être rapatrié de Zurich vers Paris. Autre priorité défendue par la nouvelle direction du groupe: arrêter ce qui perd le plus d'argent, c'est-à-dire fermer certaines routes. Le programme d'été 2001, en cours de réexamen, sera modifié dans les plus brefs délais, a indiqué Marc Rochet, sans donner plus de détails.En revanche, il a tenu à prévenir les salariés que la poursuite du soutien des actionnaires dépendait de l'application rapide de mesures de redressement. Les trois compagnies, AOM, Air Liberté et Air Littoral, sont contrôlées par le suisse SAirGroup, holding de Swissair, en pleine refonte de sa stratégie dans l'aérien et qui passe actuellement au crible l'ensemble de ses participations pour décider celles qu'il abandonnera.Côté chiffres, Marc Rochet a rappelé que les pertes du groupe en 2000 étaient supérieures à 380 millions d'euros, soit 2,5 milliards de francs, ce qui représente environ 400.000 francs par salarié. Les trois compagnies emploient plus de 6.000 personnes. Et d'ajouter: "la situation des trois compagnies est donc gravissime. Nous vivons sous perfusion à raison d'une injection de 10 millions de francs (1,52 million d'euros) par jour environ".latribune.fr

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