Bruxelles appelle à plus de discipline budgétaire en Europe

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Bien, mais auraient pu mieux faire. C'est ainsi que l'on pourrait résumer le jugement de la Commission européenne sur les politiques économiques menées en 2000 par les pays membres de l'Union européenne. La Commission vient d'adopter un rapport dressant une évaluation d'ensemble de la mise en oeuvre des grandes orientations de politique économique (GOPE) pour 2000 et Bruxelles s'est appliquée à distribuer bons et mauvais points. Au chapitre des satisfecit, ce rapport fait ressortir que l'Union européenne a enregistré l'an dernier son plus fort taux de croissance de la décennie, à +3,4%. La Commission européenne souligne également que "les réformes économiques engagées et la transition vers une société fondée sur les technologies de l'information ont permis de développer le potentiel de croissance et l'emploi". Mais Bruxelles se livre également à quelques remontrances en rappelant qu'il "reste beaucoup à faire" pour atteindre les objectifs affichés au sommet européen de Lisbonne en mars dernier, dont le principal est de faire de l'Europe la zone économique la plus compétitive à l'horizon 2010. Ce rapport relève notamment que les Etats membres dans leur ensemble "n'ont pas saisi l'occasion qui se présentait à eux de renforcer leur position budgétaire". La Commission européenne reconnait que l'Union européenne dans son ensemble a amélioré son déficit public, revenant à un niveau proche de l'équilibre. Mais, argumentent les experts de Bruxelles, cette amélioration est surtout le résultat de la robustesse de la croissance plutôt que d'une réduction des dépenses. Pour l'avenir, l'executif européen juge "impérative" une réforme des retraites que seuls quelques pays ont engagé. Cet avertissement s'adresse notamment à la France que la Commission européenne engage à "mener une réforme d'ensemble du système des retraites, retardée plusieurs fois". A cet égard, Bruxelles estime que l'idée d'un fonds de réserve sur les retraites ne couvrira qu'une partie des dépenses prévisibles dans l'avenir. La Commission européenne salue néanmoins la progression de 3% du PIB français en 2000, son meilleur rythme depuis dix ans.

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