Le pétrole à jamais cher ?

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Il y a dix ans, alors que la guerre embrasait le Golfe Arabo-persique, nombreux étaient les analystes qui estimaient que ce conflit allait engager les cours de l'or noir dans une phase de hausse permanente. " Le baril à quarante dollars... pour toujours ", ne cessaient par exemple de marteler des experts proches de l'Opep, l'organisation des pays exportateurs de pétrole. La suite leur a donné tort. Mais aujourd'hui, et alors que la majorité des spécialistes estime que le marché est excédentaire en matière d'offre, les prix du baril recommencent pourtant, comme l'été dernier, à se diriger vers des sommets. Un Brent à 35 dollars pour le mois de juin et 40 dollars pour le second semestre de l'année est une hypothèse récurrente d'autant plus inquiétante pour les pays consommateurs que l'on sait que l'économie américaine est en net ralentissement. On pourrait alors s'attarder sur les raisons immédiates qui provoquent cette nouvelle flambée du brut : pénurie d'essence aux Etats-Unis, absence de politique énergétique dans ce pays et enfin crise au Proche-Orient. Néanmoins, il serait peut-être judicieux de se demander, contrairement à l'opinion répandue, si le pétrole ne devrait pas être considéré désormais comme étant une ressource de plus en plus rare dont le prix est destiné à se maintenir au cours des prochaines années au dessus de 30 dollars, voire de 40 dollars. Certes, d'un côté, il y a les rapports réguliers de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et d'autres centres de recherche qui affirment que l'exploration ainsi que les progrès réalisés en matière d'extraction permettent de maintenir l'équilibre entre consommation mondiale et gisements découverts ou remis en exploitation. Mais de l'autre, il y a les confidences de représentants de compagnies pétrolières selon lesquels " on trouve de moins en moins de pétrole " dans la planète. Qui dit vrai ? En tout état de cause, aucune énergie renouvelable n'a tenu ses promesses et le nucléaire, à moins d'un revirement spectaculaire de l'opinion publique, ne sera jamais la principale énergie du futur. Reste le charbon mais là aussi, les cours flambent depuis plusieurs semaines, et cette source d'énergie, comme le pétrole est une ressource en voie de disparition.

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