Tony Blair convoque des élections générales anticipées

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Cela faisait un moment que l'on savait Tony Blair bien décidé à convoquer des élections législatives anticipées. C'est désormais chose faite puisque le Premier ministre britannique a déclaré son intention lors d'un discours dans une école publique cet après-midi. Initialement ces élections générales devaient se tenir le 3 mai et coïncider avec des élections locales, mais le déclenchement de l'épizootie de fièvre apheuse avait conduit le Premier ministre britannique à repousser la date du scrutin. A l'heure actuelle, les travaillistes de Tony Blair disposent de 417 sièges à la Chambre des Communes, sur 659, les conservateurs de 160 et les libéraux-démocrates de 47. Ils sont placés largement en tête dans les sondages qui leur attribuent une avance de 15 à 20 points sur l'opposition conservatrice. Quatre ans après une élection triomphale, Tony Blair apparaît sans vrai rival. Il devra cependant rallier les éventuels abstentionnistes. Pour convaincre, le Premier ministre en exercice pourra s'appuyer sur son bilan économique même si certains de ses électeurs travaillistes lui reprochent sa timidité, en matière sociale notamment. Car malgré la fièvre aphteuse, Tony Blair peut capitaliser des voix sur certaines réussites. Le nombre de chômeurs est passé depuis son élection sous la barre symbolique du million, l'économie britannique est en course pour signer sa neuvième année de croissance consécutive, le tout dans un contexte de maîtrise de l'inflation. Par ailleurs, grâce à la croissance et aux recettes liées aux ventes de licences téléphoniques mobiles, le gouvernement dispose de réserves budgétaires très importantes. Pour l'instant, ces dernières ont été consacrées à réduire considérablement la dette publique mais lors de la présentation du budget 2001/2002 on a pu observer que les cordons de la bourse se desserraient un peu, en faveur notamment des familles. Ces beaux succès ne doivent pas faire oublier que le gouvernement de Tony Blair n'a toujours pas expliqué sa position sur la décision économique la plus importante qu'il lui reste à prendre: l'adhésion à la zone euro. "Si le gouvernement gagne avec une majorité nette, il se sentira en confiance" pour organiser un référendum sur l'euro, estime Charles Jenkins, de l'Economist Intelligence Unit interrogé par l'AFP. "S'il n'a qu'une courte majorité, il y a très peu de chance qu'un référendum ait du succès", ajoute t-il.latribune.f

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