Les Quinze excluent de renégocier le traité de Nice

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Réunis à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères des quinze pays de l'Union européenne doivent trouver un moyen pour sortir de la crise ouverte vendredi par les Irlandais. Consultés par référendum, ces derniers ont rejeté par 53,87% des voix le traité de Nice. Ce "non" des Irlandais a jeté une ombre sur le processus de ratification de ce compromis que l'Union européenne a mis six mois à conclure et qui détermine les conditions de l'élargissement à d'autres pays européens. Pour l'instant au sein des Quinze, on joue la carte de la sérenité et de la fermeté. Dans un texte commun, les ministres des Affaires étrangères indiquent qu' "ils excluent toute réouverture du texte signé à Nice. Le processus de ratification se poursuivra sur la base de ce texte et en accord avec le calendrier prévu", concluent-ils. Par ailleurs, le gouvernement irlandais se voit assuré par ses homologues européens de leur soutien pour trouver une solution sans changer le traité.Romano Prodi, président de la Commission européenne, a lui aussi réaffirmé la nécessité de la poursuite du processus d'élargissement. "Il faut poursuivre les négociations selon le plan établi", a-t-il indiqué. "Nous espérons toujours que certains pays pourront participer aux élections européennes de 2004, ce qui signifie avoir terminé les négociations avec ces pays vers la fin 2002", a ajouté Romano Prodi. Selon lui, les chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze devraient réaffirmer, à l'occasion de leur rencontre au sommet vendredi et samedi à Göteborg en Suède, leur "détermination" à poursuivre l'élargissement tout en trouvant le moyen de répondre aux inquiétudes manifestées par les électeurs irlandais. Romano Prodi a indiqué avoir eu durant le week-end des "contacts" avec le Premier ministre irlandais Bertie Ahern. Il en a déduit que "le gouvernement irlandais entend poursuivre sa procédure de ratification" du traité de Nice. Selon des sources diplomatiques, l'organisation d'un second référendum semble la solution la plus probable, après l'ajout au traité de Nice de "déclarations" par les Quinze permettant de dissiper certaines craintes des Irlandais.Pour sa part, le ministre irlandais des Affaires étrangères a annoncé qu'aucune décision n'avait encore été prise sur la date et la manière d'une éventuelle nouvelle tentative de ratification du traité de Nice.avec AFP

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