Envolée des prix en avril en France et en Allemagne

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Pour expliquer hier pourquoi elle assouplissait finalement ses taux d'intérêt alors qu'elle s'y refusait depuis plusieurs mois malgré les pressions de toutes sortes, la Banque centrale européenne a indiqué que cette réduction des taux correspondait à "un ajustement à la baisse des pressions inflationnistes". Cet argument n'est pas validé par les indices des prix publiés ce matin dans la première et la deuxième économies de la zone euro pour le mois d'avril. En Allemagne, les chiffres de l'inflation ont été révisés en hausse de 0,4% sur un mois et de 2,9% sur un an, contre une première estimation traduisant une hausse de 0,3% et de 2,8%. En France, en avril, les prix de détail ont augmenté de 0,5% (+0,4% en CVS) alors qu'ils avaient été stables en avril 2000, mois durant lequel le taux de TVA avait été réduit de 20,6% à 19,6%, selon les chiffres provisoires publiés vendredi par l'Insee. Le glissement annuel des prix est de +1,8% (+1,9% en données corrigées des variations saisonnières), après 1,3% le mois précédent. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour les comparaisons dans la zone euro, a augmenté de 0,6% en avril et de 2,0% sur un an.Selon James Carrick, économiste chez ABN Amro cité par Reuters, ces données laissent penser que "les chiffres de l'inflation dans la zone euro devraient se situer entre 2,8% et 2,9%", loin de l'objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne. A la lumière de ces chiffres, il semble que, quoi qu'elle en dise, ce n'est pas en fonction de l'inflation que la BCE s'est déterminée. Les gardiens de l'euro considèrent sans doute désormais qu'une baisse du loyer de l'argent est nécessaire pour permettre à la croissance dans la zone euro de ne pas trop pâtir du ralentissement américain. La vive hausse des prix observée en France le mois dernier est le résultat d'une nouvelle augmentation des prix de l'alimentation, notamment de la viande. Elle s'est conjuguée à un redressement des prix des produits pétroliers, lié à la remontée des cours du pétrole brut, au repli de l'euro face au dollar et aux effets du relèvement des taxes à la pompe (Taxe intérieure sur les produits pétroliers, TIPP) intervenu le 21 mars, explique l'Insee. Les experts de l'institut de statistique estiment dans leur communiqué que "s'y ajoute l'accroissement des prix des autres services et des transports et communications".L'indice des prix de l'alimentation a progressé de 1% tandis que les prix des produits manufacturés ont augmenté de 0,1% et l'indice des prix de l'énergie de 1%. L'indice des prix des services a crû de 0,4% le mois dernier.latribune.f

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