Vodafone lève 3,5 milliards de livres

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L'augmentation de capital effectuée par Vodafone afin de financer ses investissements japonais et espagnols aura été bien accueillie par les investisseurs, en dépit de conditions de marché difficiles. Le groupe britannique aura finalement levé 3,5 milliards de livres, à 194 pence le titre, soit 500 millions de livres de plus que prévu. Le nombre de titres émis s'est élevé à 1,825 milliard d'actions, soit 2,8% de son capital avant émission. A Londres, le titre reculait en fin de journée de 4,89% à 189,25 pence. C'est la troisième séance consécutive de baisse de l'action qui perd sur cette période 8,2%.Ce matin, l'agence de notation Standard and Poors a annoncé en parallèle qu'elle maintenait les notes à long terme ("A") et court terme ("A-1") de l'opérateur, précisant que les perspectives de l'opérateur étaient stables. Selon S&P, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) et la trésorerie du groupe devraient fortement progresser grâce à l'activité de Vodafone mais également grâce à celle de Japan Telecom. Hier, l'opérateur avait officialisé le rachat à British Telecom de 20% de ses parts dans l'opérateur japonais Japan Telecom et de l'équivalent dans J-Phone, sa filiale mobile. Par ailleurs, le groupe en avait profité pour reprendre également à l'opérateur historique britannique les parts qu'il détenait dans l'opérateur mobile espagnol Airtel, faisant passer sa participation de 73,8% à 91,6%. L'augmentation de capital de Vodafone va donc notamment servir à financer l'ensemble de ces investissements, dont le montant s'élève à 4,8 milliards de livres. L'opération ravive également les spéculations sur les prochains investissements du groupe, qui pourraient notamment concerner, selon ABN-Amro, l'américain Verizon Wireless, China Telecom et Cegetel - auquel il est allié dans le portail de services Vizzavi.Selon des rumeurs parues dans la presse espagnole, confirmées dans l'après-midi par l'opérateur, Vodafone a mis un terme au projet de mise sur le marché du capital d'Airtel, projet initié par British Telecom dans le cadre de la réduction de son endettement, en expliquant qu'il ne s'agissait plus d'une "opération nécessaire."latribune.f

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