"Le marché français de l'e-learning est en forte accélération"

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"La Tribune.fr" - L'e-learning fait couler beaucoup d'encre ; pourtant il semble que le marché français ne soit pas au rendez-vous ?Gilles Frayssinet - Il est vrai que d'après nos calculs, les dépenses des entreprises françaises pour ce poste en 2000 n'ont représenté que 200 millions de francs, contre 200 milliards de dollars aux Etats-Unis. Mais il faut relativiser ces résultats, dans la mesure où les habitudes françaises et même européennes en matière de formation des salariés sont complètement différentes de celles des pays anglo-saxons. De plus, le marché français connaît une forte accélération depuis trois ans. Même si l'e-learning concerne pour l'instant sutout les entreprises moyennes et les grands groupes. C'est notamment le cas de Renault, d'EDF, de la Société Générale ou de Casino, qui forme tous ses chefs de rayon de cette manière.L'e-learning est parti de la formation en ligne via CD-Rom. Y a-t-il vraiment de nouveaux outils utilisés et quels sont-ils ? Aujourd'hui les entreprises utilisent des outils très différents. Le CD-rom est encore très usité mais il souffre d'un véritable inconvénient, l'impossibilité de le mettre à jour. De plus, les entreprises intègrent différents types de plates-formes technologiques en fonction de leurs besoins. En ce qui concerne les formations "métiers", c'est-à-dire spécifiques à une fonction ou une activité, les entreprises intègrent en interne des plates-formes technologiques sur lesquelles elles déposent leurs propres offres de contenus. Ces plates-formes permettent le suivi complet des "apprenants", c'est à dire l'inscription, les évaluations, le travail en réseau et les certifications à l'issue de la formation. Seul problème : le coût d'intégration et les ressources nécessaires pour les alimenter. Celles-ci nécessitent en effet des compétences techniques pour répondre aux difficultés logicielles des apprenants. Deuxième type d'outil : les portails. Ils répondent à des besoins de formation standard comme les langues ou la bureautique et sont maintenant loués en ASP par des partenaires comme Onlineformapro ou Studi.com, qui proposent des modules individualisés en fonction des besoins. Beaucoup moins chers que les plates-formes, ces outils permettent de développer la formation des salariés en bas de l'échelle, qui n'y avaient pas forcément accès auparavant.Mais ces différents besoins sont complémentaires et les entreprises utilisent plates-formes et portails. D'ailleurs, les start-up comme Onlineformapro l'ont bien compris et commencent à proposer aux entreprises de sous traiter leur besoins en formations spécifiques. Les cabinets de conseil comme PricewaterhouseCoopers commercialisent aussi des formations clefs en mains en finance ou en gestion avec plate-forme, contenu et tuteurs.L'e-learning est il vraiment moins cher pour les entreprises ?On cite toujours un chiffre : 80% d'économie par rapport à des formations classiques. Je resterais très prudent sur les économies réalisées. En fait, cela dépend du type d'enseignement. S'il s'agit de former rapidement un grand nombre de personnes sur un point précis, la e-formation est idéale. Mais s'il faut dispenser des formations très individualisées, la formation en salle est souvent à privilégier.D'une manière générale, il faut estimer le retour sur investissement, qui est important pour l'e-learning dans la mesure ces nouveaux outils créent des systèmes d'enseignement bien plus efficaces pour les salariés tant au point de vue professionnel que personnel. C'est d'autant plus capital que l'on parle aujourd'hui de mise à jour des compétences tout au long de la vie.*: Association des technologies de l'information et de la communication au service de l'éducation et de la formatio

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