AOM/Air Liberté dépose son bilan

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La direction d'AOM/Air Liberté a décidé de déposer le bilan de la compagnie ce vendredi, a indiqué le groupe dans un communiqué. "La compagnie a déposé ce jour son bilan auprès du tribunal de commerce de Créteil", a annoncé la direction."Le président de la compagnie (Marc Rochet) a demandé à pouvoir bénéficier de l'ouverture d'un redressement judiciaire afin de permettre d'identifier, très rapidement, d'autres solutions de restructuration pour ce groupe", selon le communiqué.Celles préservant le plus grand nombre d'emplois et le professionnalisme des personnels de la compagnie devront être, si possible, privilégiées, ajoute-t-elle. "Malgré de très nombreux contacts et réunions tenus dans la journée du 14 juin et encore dans la matinée du 15 juin, il n'a pas été possible d'aboutir à une solution assurant la pérennité du Groupe AOM-Air Liberté dans sa configuration actuelle", a ajouté la direction.Selon elle, la compagnie dispose à court terme d'un trésorerie suffisante pour assurer la poursuite de son exploitation, notamment pour les grands départs de fin juin.Cette annonce a été immédiatement critiquée par Jean-Claude Gayssot, le ministre des Transports, qui a mis en cause les actionnaires des compagnies, Swissair Group et Taitbout Antibes, établissement détenu en majorité par la holding d'Ernest-Antoine Seillière, Marine-Wendel."Malgré les efforts déployés dans le cadre de la procédure de conciliation, les actionnaires d'AOM et Air Liberté ont refusé de mettre en place le financement qui permettait d'aboutir à la concrétisation d'offres sérieuses et crédibles. Ce choix a conduit au dépôt de bilan", a déclaré le ministère dans un communiqué. M. Gayssot "désapprouve cette décision alors même qu'il est acquis que des solutions de continuation du pôle parisien existent".Le ministre devait recevoir les syndicats du trasporteur aérien vendredi en fin d'après-midi. Cette décision, qui n'est pas une surprise, succède à plusieurs rebondissements intervenus vendredi. Après l'annonce, ce midi, du désistement du groupe américain d'investissement pressenti comme un candidat sérieux pour la reprise, EasyJet, deuxième compagnie de charters en Europe, a indiqué être intéressée par certains de ses actifs, sans préciser lesquels. Les problèmes déjà rencontrés avec les précédents repreneurs potentiels pourraient toutefois faire une nouvelle fois échouer les négociations. AOM/Air Liberté a en effet besoin d'être recapitalisé pour susciter l'intérêt d'un acquéreur. Or, Marine Wendel, qui détient la majorité du capital de la compagnie aérienne, a refusé de mettre la main au portefeuille alors même que l'autre actionnaire de référence, le suisse SAirGroup, semblait en avoir accepté le principe.latribune.fr avec AFP et Reute

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