Les médias n'ont plus la cote

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C'est le temps des vaches maigres pour les entreprises de médias. Après une année 2000 exceptionnelle, les principaux acteurs de cette industrie souffrent d'un ralentissement brutal de leurs rentrées publicitaires. Ce mouvement, amorcé dès le quatrième trimestre 2000, se traduit par une véritable dégringolade des valeurs du secteur à la Bourse de Paris. Mardi, celle-ci s'est accélérée pour les entreprises de radio et de télévision: TF1, NRJ Group et M6 sont parmi les plus fortes baisses du SRD, accusant des reculs respectifs de 5,95%, 6,58% et 5,03% à la clôture. Les groupes de communication Publicis et Havas Advertising ne sont pas vraiment mieux lotis, le premier terminant la séance sur un recul de 3,17%, le second abandonnant 2,50%. Seul Vivendi Universal, beaucoup moins dépendant du marché publicitaire, parvient à tirer son épingle du jeu: le titre gagne quelque 0,98% à 76,95 euros à la clôture.Le manque de visibilité du marché publicitaire est une nouvelle fois mis en avant pour expliquer cette baisse quasi-généralisée des valeurs médias. TF1 et M6 ont d'ores et déjà annoncé, à l'occasion de la publication de leurs résultats annuels provisoires, que leurs recettes publicitaires avaient très nettement ralenti au quatrième trimestre. Pour la première chaîne française, ces revenus n'ont progressé que de 10% au cours des trois derniers mois de l'année, après avoir bondi de 18% pendant les neuf premiers mois. Un signe d'autant plus inquiétant que la publicité représente entre 70 et 80% du chiffre d'affaires des entreprises de télévision.Alors que les signes de ralentissement économique sont de plus en plus patents, notamment de l'autre côté de l'Atlantique, et que les "dot coms" ont réduit drastiquement leurs dépenses de communication, les analystes craignent que le marché de la publicité reste déprimé au cours des premiers mois de l'année 2001. La publicité est traditionnellement l'un des foyers de dépenses les plus faciles à comprimer en cas de ralentissement de l'activité. A cela s'ajoutent des niveaux de valorisation toujours élevés malgré la correction subie depuis mars 2000 par les valeurs du secteur.latribune.f

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