Altran repart à la hausse après ses ventes trimestrielles

Altran a levé une partie des craintes des analystes financiers à l'occasion de la publication, lundi soir, de son chiffre d'affaires des trois premiers mois de l'année 2001. D'abord, le groupe a confirmé au premier trimestre le dynamisme de l'exercice 2000. Après avoir enregistré plus de 46% de croissance l'an dernier, le spécialiste de la R&D externalisée a vu son chiffre d'affaires progresser de 48,6% sur les trois premiers mois de l'année. Ensuite, Altran a réaffirmé que ses revenus atteindraient 1,2 milliard d'euros cette année, un objectif déjà annoncé lors de la présentation des résultats annuels.Les analystes, qui étaient dans l'ensemble optimistes avant les ventes du premier trimestre, n'en ont pas moins salué le chiffre d'affaires publié par le groupe. Pour la société de Bourse Aurel-Leven, "l'activité de conseil en R&D ne semble pas être affectée par le ralentissement économique constaté aux Etats-Unis et dans certains pays d'Europe". Lionel Pellicier, qui suit la valeur chez Wargny, estime de son côté qu'Altran "confirme sa dynamique de croissance élevée, portée par une position très forte sur le marché de l'outsourcing R&D".La valeur, qui s'était repliée de 4,26% lundi, repart d'ailleurs à la hausse mardi, avec un gain de 3,26% à 69,7 euros en milieu de matinée. Effet pervers, ce rebond pourrait bien remettre au goût du jour le débat récurrent sur les multiples de valorisation de la société. Aux cours actuels, Altran se paie environ 56 fois son bénéfice anticipé pour 2001, sur la base d'un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros et d'une marge nette inchangée à 9,3%. Or, si Altran n'a jusqu'à présent montré aucun signe de ralentissement de son activité, la société pourrait bien être heurtée par une contraction des dépenses de recherche et développement. Avant la présentation du chiffre d'affaires trimestriel, Nancy-France Naouri, qui suit la valeur chez ODB Equities, indiquait qu'Altran "n'avait pas été épargné par la diminution des budgets de R&D lors de la précédente phase de ralentissement économique". "Malgré les assurances d'Altran, je pense quand même qu'on verra un ralentissement au deuxième semestre", ajoutait un autre analyste. Or, aux niveaux de valorisation actuels, une inflexion de la croissance ou un tassement des marges risquent d'être très mal perçus par le marché boursier.latribune.f

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.