Valtech divise par deux ses prévisions de bénéfices

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La sanction fut brutale. Réservée à la baisse dès l'ouverture mardi, l'action Valtech a plongé de 25,72% sur la séance pour un cours de clôture de 3,87 euros, portant son recul depuis le début de l'année à plus de 60%.L'agence Web a annoncé dans la matinée que le ralentissement économique affectant deux de ses principaux marchés, les Etats-Unis et les pays scandinaves, la contraignait à revoir à la baisse ses perspectives de croissance comme de résultats pour l'ensemble de l'année. Valtech table dorénavant sur un chiffre d'affaires de 138 millions d'euros au lieu des 145 millions annoncés en début d'année. La croissance des revenus du groupe atteindra donc 60%, pour une croissance interne de 30% alors que le groupe s'était fixé l'objectif de porter sa croissance organique à 50% cette année.La marge opérationnelle est attendue à 4% contre une prévision initiale de 8% et les 7% réalisés sur l'exercice 2000. Le bénéfice net par action (BNPA) sera divisé par deux pour tomber à 0,07 euro contre un objectif de 0,14 euro. "La détérioration rapide des marchés américain et scandinave a eu un impact direct sur notre performance", indique la société dans un communiqué, ajoutant ne pas attendre de rebond de la croissance de son activité aux Etats-Unis avant 2002. C'est le premier semestre qui sera affecté, Valtech précisant avoir ajusté ses coûts de structures dès le mois d'avril "pour revenir à un niveau satisfaisant de profitabilité au second semestre". Malgré les déceptions provenant des Etats-Unis et des pays nordiques, la France et le Royaume-Uni, le marché le plus profitable du groupe, restent des relais de croissance significatifs.Les inquiétudes des analystes à l'égard de Valtech sont allées bon train ces dernières semaines, alimentées par une note de la Deutsche Bank publiée à la fin du mois de mai. L'intermédiaire financier est en effet passé d'une recommandation d'achat à "performance en ligne" sur la valeur, soulignant les "difficultés persistantes" rencontrées par le groupe sur ses principaux marchés.latribune.fr.

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