La prudence selon Goldman Sachs

On sait que l'ajustement de ces estimations est lié au ralentissement des investissements. C'est un processus dynamique mais ce ralentissement est relatif. Ainsi, Steve Scheerhorn, qui dirige la branche gestion des connaissances de Ford, reconnaît qu'on lui a demandé d'économiser 15% sur un budget de plus d'un milliard de dollars. Robert Laudadio, qui met en place l'architecture e-business de Johnson & Johnson, doit non pas réduire sa voilure mais la régler. Les deux responsables reconnaissent qu'on leur demande de matérialiser plus vite un retour sur investissement. Dans ce climat de suspicion sur l'état de l'économie mondiale, les produits dont le temps d'implantation est réduit ont l'avantage sur les produits dont le temps d'implantation est plus long. Et si d'aventure une solution permet d'améliorer les processus métier d'une entreprise rapidement, c'est à dire en deux ou trois trimestres, elle possède encore toutes ses chances d'être achetée. Bref, les dépenses ne sont pas arrêtées, elles sont mieux jaugées. Cela va continuer pendant le reste de l'année mais il est possible qu'une amélioration intervienne. David De Walt, directeur général de Documentum, remarque que certains de ses clients n'ont pas signé de nouveaux contrats au cours du premier trimestre mais que leurs projets ne sont pas reportés sine die : ils seront mis en œuvre, sans doute modifiés, dans le courant de l'année. De nombreux éditeurs de logiciels sont dans ce cas. Mais Goldman Sachs a sans doute raison : il vaut mieux être prudent.Car la Bourse a été extrêmement sévère avec les titres technologiques qui ne peuvent plus supporter de valorisations exubérantes. Cette situation pouvait à la rigueur durer tant que les résultats des entreprises dépassaient les estimations antérieures. Avec l'allongement du cycle de vente et la réduction de la taille des commandes, la dynamique s'est inversée. Pour l'heure, les ventes en Europe des éditeurs de logiciels et des fabricants de matériels ne sont pas affectées, si ce n'est auprès des filiales de grands groupes américains. Mais la grande crainte des investisseurs est de constater un fléchissement en Europe.

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