Les investisseurs sanctionnent les résultats de Michelin

Michelin déçoit. Le groupe a annoncé mardi matin un bénéfice net part du groupe de 399 millions d'euros au titre de l'exercice 2000, contre 283 millions un an plus tôt. Si la croissance des profits du fabricant de pneumatiques d'une année sur l'autre peut sembler conséquente (40%), il faut savoir que l'exercice 1999 avait été affecté par d'importantes provisions passées pour le dernier plan de restructuration. Les résultats de l'année 2000 sont en réalité inférieurs aux prévisions des analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 481 millions d'euros (consensus Jacques Chahine Finance). Comme prévu, le bénéfice d'exploitation a légèrement reculé, s'établissant à 1,162 milliard d'euros contre 1,207 milliard pour la période précédente. En 2000, Michelin a dû faire face à un environnement difficile, caractérisé par le ralentissement de l'économie américaine sur les derniers mois de l'année et par le renchérissement des matières premières. La marge opérationnelle s'est donc nettement repliée pour s'établir à 7,6% du chiffre d'affaires 2000 contre 8,8% en 1999. En septembre, Michelin avait d'ores et déjà annoncé qu'il lui serait impossible d'atteindre son objectif d'une marge opérationnelle de 9,5% en 2000 et avait indiqué de nouvelles prévisions, soulignant que sa marge opérationelle serait finalement comprise entre 7,2% à 8,3%. Le chiffre d'affaires global du groupe s'est élevé à 15,396 milliards d'euros. Une croissance de 11,8%.Les investisseurs n'ont pas attendu pour sanctionner des résultats jugés décevants. L'action a ouvert en baisse de 3,49% avant d'accélérer son recul. A la clôture, le titre finit en repli de 4,16% à 41,21 euros non sans avoir touché un plus bas à 39,79 euros (-7,5%). Beaucoup d'analystes avaient souligné ces derniers jours que la présentation de résultats en ligne avec les attentes suffirait pour conforter l'action Michelin dans un contexte de défiance vis à vis des valeurs technologiques et alors même que les investisseurs semblent revenir sur les valeurs de consommation.Mais les opérateurs ont été échaudés par les perspectives moroses avancées par Michelin. Dans un communiqué, le groupe souligne que l'environnement économique et le marché des pneumatiques s'annoncent "clairement plus difficiles en 2001" qu'en 2000. Le groupe anticipe comme scénario un ralentissement américain au premier semestre, suivi d'une reprise au second; une forte baisse du marché de la première monte poids lourds en Amérique du Nord et une stabilité du marché de remplacement. Malgré ce contexte, le fabricant de pneumatiques espère enregistrer une hausse de ses ventes en volume "supérieure d'au moins deux points à celle du marché" et une marge opérationnelle comprise entre 7,7 et 8,3% cette année.latribune.f

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