Bluetooth toujours à la recherche d’applications concrètes

Ambiance grise pour la dent bleue : à Monaco, lors du congrès annuel consacré au protocole Bluetooth (qui permet de transmettre des données par fréquence radio entre des appareils communicants sans fil, distants au maximum de dix mètres sans interférant), les professionnels du secteur jouent au jeu de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. La situation a peu évolué par rapport à l'an passé en termes d'applications disponibles sur le marché, notamment pour le grand public. 2000 devait être l'année Bluetooth et force est de constater qu'il n'en a rien été. 2001 ne devrait pas être plus révolutionnaire. Le ralentissement économique, l'échec commercial du Wap et les promesses non tenues de l'année précédente ont bien tempéré l'optimisme béat des tenants de ce protocole. Après avoir frisé le pessimisme absolu en milieu d'année 2000 (affolement avec l'émergence de la norme 802.11b finalement plus complémentaire que concurrente de Bluetooth et mort quasi annoncé de ce dernier par les analystes de la banque d'affaires Morgan Stanley Dean Witter), les développeurs de la nouvelle version 1.1 de Bluetooth retrouvent cependant quelques raisons d'espérer. D'abord, des produits existent bien sous forme de cartes PC-MCIA dotées d'une puce compatible Bluetooth : Toshiba a notamment commencé à en livrer en volume industriel. Mais la grande nouveauté de l'édition 2001 du congrès reste la présentation de quelques prototypes applicatifs. La division Bluetooth Mobile Service Link d'Accenture, en partenariat avec l'américain Widcomm, a ainsi fait des démonstrations d'un distributeur de boissons utilisant la technologie Bluetooth, le paiement étant traité par une liaison Internet et un système de micro-paiement intégré à l'appareil communicant sans fil.Reste que le chemin est encore long avant de parvenir à une utilisation massive et intuitive de la technologie dans un environnement familier pour le grand public, l'effet "pervasive" tant attendu par les professionnels. Au premier rang des difficultés, on retrouve invariablement des questions liées à la vie privée et à la sécurité des échanges et des transactions, mais aussi des questions liées à la technique (interférence et co-existence de différentes technologies dans un environnement proche). "Un lifting a été entrepris pour toutes les grandes questions technologiques concernant Bluetooth et cela va de l'utilisation des fréquences radio aux spécifications techniques en passant par l'évangélisation des clients potentiels. La partie plus 'fun' (NDLR : création d'applications utiles) va enfin pouvoir commencer", assure Simon Ellis, d'Intel, patron du marketing du groupement des industriels favorisant le développement de Bluetooth.De notre envoyé spécial à Monaco, Thierry Michel

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