S’enrichir sur Internet, c’est (toujours) possible

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Non, ce n'est pas le modèle Amazon, qui pourrait se résumer ainsi : on peut dégager des bénéfices en 2001, à condition d'avoir perdu près de deux milliards et demi de dollars au cours des cinq exercices précédents.Ce n'est pas non plus ce que l'on pourrait appeler le modèle Richard Branson, le patron de Virgin, à qui l'on demandait un jour comment il était devenu millionnaire. « C'est simple, » avait-il répondu. « J'ai commencé milliardaire, puis j'ai créé une compagnie aérienne (Virgin Atlantic) ». Remplaçons « compagnie aérienne » par « dot.com » : force est de reconnaître que ce modèle a largement fait ses preuves au cours des derniers mois, mais ce n'est toujours pas le bon.En fait, le truc est tout ce qu'il y a de plus simple. On peut gagner de l'argent sur Internet à condition de ne pas y être... Enfin, pas exclusivement ni prioritairement. Car les derniers mois marquent assurément le triomphe de ce que les initiés appellent alternativement le « click and mortar » ou le « brick and click », c'est à dire des entreprises qui conjuguent distribution traditionnelle et commerce électronique.Ces derniers jours, le site d'informations spécialisé ecommercetimes.com a recensé les sites Internet les plus rentables. On y retrouve le spécialiste de la vente par correspondance Land's End, le distributeur de prêt à porter Eddie Bauer, ou encore la chaîne de magasins de lingerie féminine Victoria's Secret. Tous sont adossés à la « vieille économie » et se contentent d'utiliser Internet comme un canal supplémentaire de distribution.Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Amazon, le numéro un mondial du commerce électronique, s'applique de plus en plus énergiquement à s'allier avec des grands distributeurs. Après s'être emparé de l'activité de commerce électronique de Toys R'Us, le groupe de Jeff Bezos a tenté, sans succès, de conclure un accord stratégique avec le géant Wal Mart. Le Wall Street Journal rapporte qu'il négocie désormais avec Best Buy, tout en recherchant d'autres partenaires.Les clés du succès, selon ecommercetimes : les économies d'échelle et un service personnalisé et de qualité pour les clients. Il fallait vraiment la nouvelle économie pour imaginer de tels concepts...

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