Révisions en baisse et relative sérénité

Le chef d'entreprise le plus affecté semble être John Chambers de Cisco, qui envisage une récession extrêmement pénible. Les autres, comme Scott McNeally de Sun Microsystems ou Michael Ruettgers d'EMC n'envisagent, pour l'instant, qu'une réduction du rythme de croissance.Cependant, le processus d'ajustement des valorisations n'est pas terminé. Certes, comme le remarque la banque d'affaires Goldman Sachs, les valorisations actuelles sont tentantes. Mais comme la baisse des estimations de chiffre d'affaires et de profit n'est pas finie, il n'y a aucune raison pour se ruer sur les valeurs technologiques. Du reste, Goldman Sachs vient de réviser en baisse ses estimations pour de nombreux éditeurs de logiciel comme Actuat, i2, Ariba, Commerce One, Matrix One, Mercury Interactive, Microsoft, PeopleSoft, RedHat et Oracle." Nous continuons à penser que les éditeurs de logiciels de notre liste de recommandations comptent parmi les meilleurs, a expliqué en substance Goldman Sachs à ses clients. Cependant, il serait naïf de croire que ces sociétés pourront traverser un ralentissement économique, ou une récession, sans être négativement affectées ".Banc of America Securities a suivi le même raisonnement. Dans un rapport intitulé " Lowering estimate in challenging macroeconomy ", la banque remarque que 80% du chiffre d'affaires des éditeurs de logiciel est réalisé au cours du troisième mois du trimestre. Et mars s'annonce très difficile. Ajoutons que le premier trimestre 2001 sera comparé non seulement au premier trimestre 2000 mais aussi, comme il est de règle dans la haute technologie, au quatrième trimestre 2000. Or, " il est très facile de réaliser un bon quatrième trimestre pour un éditeur de logiciel. Les défis sont plus importants pour le premier trimestre ", expliquait Bill Coleman, le président de BEA Systems (serveurs d'applications), lors de la conférence mondiale de ses utilisateurs qui s'est tenue cette semaine à Dallas.Il se trouve que l'humeur des employés des éditeurs de logiciels et des sociétés de service qui travaillent avec les solutions de BEA est relativement sereine, voire bonne. Tous affichent une attitude philosophique devant la contraction de la valeur de leur portefeuille." Le Nasdaq est revenu au niveau de 1998 , précise l'un d'entre eux. Vous pouvez donc acheter maintenant toutes les actions que vous auriez souhaité acheter plus tôt, pendant 1999 ". Hélas, les acheteurs en Bourse font la grève et les gérants de fonds doivent faire face à des demandes de rachat de parts. Ils sont donc forcés de vendre les sociétés qui intéressent les investisseurs. BEA fait partie du lot et son cours en pâtit. Cependant ses solutions de déploiement d'application dans l'entreprise et sur Internet, en mode de collaboration, permettent d'envisager l'infrastructure Internet de demain. Les analystes n'ont pas révisé en baisse leurs estimations sur BEA. Au contraire, ils les ont confirmées, voire améliorées. L'année dernière, la société a dégagé un bénéfice net de 109,2 millions de dollars sur un chiffre d'affaires de 819,7 millions. Cette année, BEA pourrait réaliser un chiffre d'affaires de 1,2 milliard de dollars et dégager un bénéfice net de 184 millions.

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