Pernod-Ricard espère vendre Orangina à Cadbury prochainement

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Pernod-Ricard a annoncé vendredi que la vente d'Orangina Pampryl au britannique Cadbury Schweppes pourrait se réaliser prochainement. "La vente d'Orangina-Pampryl est en cours de discussion avec Cadbury Schweppes. Nous espérons qu'elle se réalisera dans les semaines qui viennent", a déclaré le président du groupe, Patrick Ricard, au cours d'une réunion d'information sur le chiffre d'affaires 2000. Le 20 décembre dernier, Vivendi Universal annonçait avoir choisi le tandem Diageo-Pernod pour la reprise des alcools Seagram, à vendre depuis l'annonce de la fusion du canadien avec Vivendi et Canal+. Les deux partenaires doivent débourser 8,15 milliards de dollars pour le rachat des activités spiritueux de Seagram. Pour s'acquitter de sa part, soit 3,15 milliards de dollars, Pernod-Ricard prévoit notamment la cession de ses actifs non stratégiques (comme les préparations aux fruits et la distribution en gros), au premier rang desquels figure la vente d'Orangina-Pampryl. La société a engagé des discussions en ce sens avec Cadbury dès le mois d'octobre mais aucune déclaration sur l'état d'avancement des négociations n'avait été formulée depuis. Jeudi, le président d'Orangina Jacques Pfister a exhorté Pernod-Ricard et Cadbury à accélérer leurs discussions qui buteraient sur une question de prix. Pernod Ricard estime la valeur de sa filiale à 5 milliards de francs.Patrick Ricard a également annoncé que la cession des actifs non stratégiques de Seagram, dont Diageo et Pernod veulent obtenir 700 millions de dollars, devrait être bouclée dans les douze mois suivant le feu vert des autorités de la concurrence.Ce matin, Pernod-Ricard n'a pas créé la surprise en publiant son chiffre d'affaires 2000. A 4,383 milliards d'euros, soit une croissance de 22,1%, ce chiffre est en ligne avec les attentes. Les analystes anticipaient un chiffre d'affaires de 4,356 milliards d'euros, rappelle Reuters. Sur l'ensemble de l'année, la croissance interne du groupe s'établit à 6%, stable par rapport aux neuf premiers mois de l'année mais en léger retrait par rapport au premier semestre (6,4%). Comme attendu, ce sont les activités vins et spiritueux, coeur de métier du groupe, qui enregistrent la plus forte croissance à taux de change et périmètre constants (+6,2%). Le groupe a par ailleurs annoncé que son résultat courant devrait enregistrer une croissance moins forte qu'en 1999, de l'ordre de 7% contre les 8,4% en 1999. "Le résultat net sera affecté par des charges non récurrentes (réorganisation des activités spiritueux et vins du groupe en Chine, des activités sans alcool en France, dépréciation de la participation dans Saresco) et s'inscrira en retrait par rapport à l'exercice 1999", prévient Pernod-Ricard dans un communiqué. De tels propos ont pesé sur le titre, qui a évolué dans le rouge durant toute la séance de vendredi avant de revenir à l'équilibre à la clôture à 76 euros. Ces derniers mois, les investisseurs ont salué l'acquisition des alcools Seagram. Entre le 20 décembre - date de l'annonce de l'acquisition - et le 26 janvier, la valeur s'est en effet appréciée de plus de 16%. Depuis, quelques prises de bénéfices ont affecté le titre.latribune.f

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