NPTV veut réconcilier deux technologies interactives incompatibles

Si le marché de la télévision interactive est encore embryonnaire, voire virtuel, les industriels semblent croire à son prochain décollage et s'activent au développement de solutions applicatives, qui font pour l'instant cruellement défaut aux médias numériques. C'est le cas de NPTV, petite société de 35 personnes créée en 1998, en plein balbutiements interactifs.Spécialisée dans le développement de solutions pour la télévision numérique, la société est surtout l'auteur de Bando, un logiciel multiplateforme qui effectue automatiquement la conversion des applications interactives pour les deux types de décodeurs du marché. " Sur ce marché, un des principaux freins est la coexistence de deux normes rigoureusement incompatibles développées par les deux concurrents, Canal Satellite avec Media Highway et TPS avec Open TV ", explique Etienne Grange, le PDG de NPTV. " Ce que nous désirons, c'est éviter aux éditeurs de développer deux fois la même application pour les deux types de décodeurs ".Peut-être est-ce le projet de développement de ce produit qui a convaincu les investisseurs de réinjecter 12 millions d'euros lors d'un troisième tour de table il y a à peine quelques jours. La société peut désormais se prévaloir d'un nouvel actionnaire, ING Barings qui a misé 6 millions d'euros pour cette entrée au capital, aux côtés de Cita et de SG Asset Management, déjà parties prenantes du précédent tour de table. NPTV a débuté dans la publicité interactive. " C'est ce qui nous mis le pied à l'étrier ", explique Etienne Grange. Pour maintenant étendre son activité à des solutions permettant l'enrichissement de programmes télévisés ou la créations de chaînes interactives, proposant du commerce électronique ou du télébanking. La société vit donc de deux sources de revenus : la commercialisation de briques logicielles standards comme Bando, et le développement d'applications spécifiques. Pour l'instant, NPTV compte peu de clients, car " la télévision interactive peine à décoller ", se justifie Etienne Grange. Si la start-up travaille pour l'instant avec des clients prestigieux mais peu nombreux comme Bloomberg, Disney Channel ou CNN, elle compte, aidée par cette arrivée d'argent frais, élargir son portefeuille vers trois types de prospects sur un marché qui compte "20 millions de décodeurs". NPTV s'oriente principalement vers les grandes chaînes de télévisions, les producteurs de contenus audiovisuels comme Expand et les opérateurs, ciblant Via Digital en Espagne, Tele Piu en Italie ou BskyB en grande Bretagne.L'un des principaux enjeux de développement de NPTV est l'international. Après avoir ouvert en septembre 2000 un bureau en Espagne, la société veut cette année investir l'Italie et le Royaume Uni. En visant un objectif de chiffre d'affaires compris entre 15 et 20 millions de francs cette année, son PDG prévoit la rentabilité pour 2002 et précise qu'à l'heure où les rachats de petites sociétés technologiques vont bon train, il espère rester " indépendant le plus longtemps possible "...

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