L'avertissement d'Oracle pèse sur le secteur des logiciels professionnels

Quand le deuxième éditeur de logiciels du monde éternue, c'est toute la high-tech américaine qui s'enrhume... En rejoignant jeudi soir la cohorte des poids lourds de la nouvelle économie américaine contraints de revoir à la baisse leurs prévisions financières, Oracle a jeté un froid sur l'ensemble du secteur des logiciels professionnels, aux Etats-Unis comme en Europe. Oracle a annoncé jeudi soir que la progression de son résultat par action ne dépasserait pas 25% au troisième trimestre, à 10 cents hors exceptionnels au lieu des 12 cents attendus en moyenne par les analystes. "Un grand nombre de nos clients ont décidé de retarder leurs investissements en technologies de l'information à cause du ralentissement économique aux Etats-Unis. Les ventes de produits Oracle en Europe et dans la région Asie-Pacifique restent fortes. Le problème, c'est l'économie américaine", souligne Larry Ellison dans un communiqué. Et Oracle reste pessimiste pour les prochains mois. "L'incertitude persistant dans l'économie, nous ne pouvons pas prédire à quel moment la croissance des ventes s'améliorera", explique Jeffrey Henley, le directeur financier du groupe. S'il confirme la poursuite de la croissance du bénéfice en rythme annuel grâce aux efforts de productivité entrepris par le groupe, cette croissance sera "inférieure aux prévisions antérieures en raison du ralentissement de la croissance du chiffre d'affaires".A la mi-séance vendredi sur le Nasdaq, Oracle chutait de 18,42% à 17,4375 dollars et entraînait avec lui la plupart des éditeurs de logiciels professionnels: PeopleSoft perdait au même moment 21%, Siebel 13,3% et i2 Technologies 13,8%.En Europe, SAP perdait 7,67% à 149,90 euros à Francfort. En clôture à Paris, Business Objects chutait de 9,72% à 62,25 euros. Les deux titres ont été retirés de la liste de valeurs recommandées de Goldman Sachs.SAP a réagi en réaffirmant ses prévisions de bénéfices et de chiffre d'affaires pour le premier semestre, déjà présentées fin janvier. Le groupe allemand avait alors déclaré tabler, grâce notamment à la baisse des charges liées à l'intéressement des salariés, sur une "nette croissance" de son résultat net sur les six premiers mois de l'année. "Au-delà, il pourrait y avoir des incertitudes liées au marché", avait ajouté Hasso Plattner, co-PDG du groupe.latribune.f

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