Vivendi n'exclut plus un accord commercial avec Napster

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La mue de Napster en site filtrant les fichiers non libres de droit et, bientôt, en site accessible uniquement sur abonnement, finira-t-elle par convaincre les "majors" mondiales du disque ? Possible, au vu du revirement opéré en quelques jours sur la question par Jean-Marie Messier, le patron de Vivendi Universal, désormais allié à Sony dans la distribution.Alors qu'il excluait encore la semaine dernière de rejoindre l'alliance Napster-Bertelsmann, Jean-Marie Messier a évoqué hier la possibilité de conclure, dans quelques mois, un accord avec le premier site mondial d'échanges de fichiers musicaux entre internautes. Il expliquait alors que le modèle payant que Napster prévoit de mettre en place au début de l'été lui permettrait de conserver une trop grande part des recettes.Mais hier soir, le PDG du numéro un mondial de l'édition musicale expliquait que "si un service légal fait la preuve qu'il a développé une technologie sûre, nous pourrions accorder des licences de contenus de Duet à Napster, mais aussi, dans le même temps, à d'autres comme MSN, Yahoo!, Freeserve, Wanadoo, etc. Nous devons rendre notre contenu disponible sur toutes les plates-formes".Pas question d'exclusivité avec Napster, donc. Mais les propos de Jean-Marie Messier constituent un premier pas vers des négociations avec le site américain, dont Universal Musica, via la RIAA, l'association américaine des éditeurs, réclamait encore officiellement la fermeture il y a peu de temps.Il est vrai que Napster a, lui aussi, fait des concessions : ce week-end, la société a mis en place un premier filtrage - très partiel - des fichiers échangeables par son intermédiaire et promet de développer ce filtrage progressivement. Selon certaines sources, les fichiers actuellement "bloqués" ne seraient encore que quelques centaines ; une goutte d'eau par rapport aux millions de fichiers échangés quotidiennement par les quelque 60 millions d'internautes ayant téléchargé Napster depuis sa création en 1999.

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