Fin de la brouille entre Giat Industries et les Emirats arabes unis

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Le groupe public français d'armement Giat Industries a annoncé avoir conclu un accord avec les Emirats arabes unis sur le programme des chars Leclerc, dont la livraison avait été interrompue en janvier dernier. Dans un communiqué, Giat Industries indique que "le programme des chars Leclerc pour les Emirats arabes unis se déroulera conformément aux principes définis par le contrat signé en 1993". La direction de Giat avait annoncé le 17 janvier la suspension des livraisons de ces chars aux Emirats en raison d'une "divergence d'interprétation" du contrat signé en 1993, qui portait sur un total de 390 chars et 46 dépanneurs et dont il reste une centaine d'exemplaires à livrer. Ce contrat portait sur un montant total de 3,4 milliards de dollars. La reprise des livraisons du char Leclerc aux Emirats arabes unis devrait constituer une véritable bouffée d'oxygène pour Giat Industries qui rencontre les pires difficultés financières. En 2000, le groupe a quasiment multiplié par deux sa perte nette à 280 millions d'euros après un résultat net négatif de 145,13 millions d'euros lors de l'exercice précédent. Le chiffre d'affaires avait accusé une baisse de 37% à 55 millions d'euros en 2000. La direction de Giat avait précisé lors de la présentation de ces résultats que la baisse du chiffre d'affaires était due "surtout au report des livraisons des chars Leclerc aux Emirats Arabes Unis".La situation difficile de Giat Industries avait poussé son PDG, Jacques Loppion, à déclarer dans les colonnes de La Tribune, le 30 avril, qu'il cherche activement des partenaires avec qui nouer des alliances ponctuelles dans l'artillerie lourde et de moyen calibre, ainsi que dans les blindés légers. Par ailleurs, l'Etat étudie la possibilité d'une dotation en capital au bénéfice du groupe d'armement terrestre Giat Industries de l'ordre de 4 milliards de francs, soit 610 millions d'euros. Ce montant qui pourrait être versé d'ici la fin de l'année s'ajouterait aux 18,5 milliards de francs versés depuis 1991.latribune.fr

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